• Masturbation snob

    Le snobisme est un onanisme mental, une manifestation de cordialité envers notre ego.

    Si l’on considère la corporelle de saine, de hygiénique et même de normal, le snobisme, à l’instar de la masturbation intellectuelle, est sans cesse critiqué. Faut-il en conclure que la masturbation, la physique, elle est simplement acceptée parce que, généralement, elle se pratique en privé ? Or le snobisme a besoin de public pour exister. Une rare exception : derrière ce paravent Hermès… Notre saveur à tous !


  • Pas encore envie d'un nouvel édito.... J'hiberne ! Cependant un petit indice pour cette nouvelle année pour vous prouver que je m'y prépare sérieusement.... 

    Une année snoblissime à vous tous ! 

     

    Bétonnière snob


  • Le snobisme à l'envers...


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    Bonne année ! Mais je le dis avec moins d’enthousiasme (voire plus de blasement) que d’habitude. Forcément, elle sera bonne cette fois-ci. Imaginez un instant le tas (car ça en est vraiment un) de choses, personnes et situations disgracieuses et barbares qui se jetteront à nos pieds cette année, suppliant notre attention, implorant notre sympathie, abusant de notre complaisance ! Croyez-moi, ma boule de Baccarat ne m’a jamais trompé : vous aurez de quoi snober en 2016, des milliers d’agacements, alors ménagez vos forces. En personnages politiques vous êtes désormais profusément gâtés, ajoutez-y quelques présentateurs du petit écran et/ou autres spécimen du monde du spectacle qui se manifestent trop souvent dans les médias, sans omettre les produits issus de manufactures et cultures douteuses ou non biologiques : vous ne sauriez plus où donner de votre tête.


    Ce sera Byzance, mais une Byzance Zolaesque ! Gardez donc cette année une distance supplémentaire car la masse des infréquentables s’est considérablement élargie. Aux snobs comme aux non-snobs je souhaite du courage.  Tellement il y aura de choses qui ne méritent pas une fraction de seconde de votre attention. Le mépris et le dédain seront essentiels pour survivre et mener cette année sainement jusqu’au bout.

    2016 sera snob ou vous ne serez pas.

    Une année snoblissime !

    Anton@snoblissime.com

     


  • Philanthropie snob

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

      

    Comment ça ?! Des publications « irrégulières » ? Pensez-vous que j’ai réellement le temps et le goût à penser à vous d’une manière ponctuelle ? C'est quoi cette vilaine obsession  bourgeoise de la régularité ? C’est terriblement middle class ! Etes-vous vraiment snob ? Posez-vous la question, car cela m’inquiète, au lieu d’accuser mon penchant pour l’indolence ! La rentrée vient à peine de commencer !

    Mon blog par contre est de plus en plus snob. Aujourd’hui j’y ai aperçu une publicité pour un spa à cinq étoiles, ses villas et suites très chics et extrêmement couteux sur l’île Maurice. Comme on les aime !

    Je lègue, au demeurant, toute la recette de ces publicités aux bons œuvres. Certes, j’aurais préféré avoir mon propre quartier de pauvres ou asile de réfugiés à moi (avec un chauffeur pour m’y déposer avec quelques friandises locales et couvertures en pure laine vierge), ce serait du plus bel effet, mais bon, de nos jours, avec toutes ces célébrités de moindre importance (auxquelles je ne veux nullement être associé) à la quête de gratitude, je constate que l’incognito et l’anonymat sont plus snobs.

    Estimez-vous donc heureux de pouvoir me lire « irrégulièrement ».

    Singulièrement vôtre, 

    anton@snoblissime.com 

    PS : le tableau qui s’appelle « Philanthropes » est de Vladimir Egorovitch Makovski,

     


  • Chers lecteurs,

    Non, je ne suis pas fâché. Rassurez-vous : ne se brouille pas avec moi qui veut ! Tellement sollicité par le beau monde et la bonne société, j’ai pris un mois sabbatique. Inlassablement je dois les guider et conseiller : quelle est la nationalité en vogue quand on veut adopter ? (Evitez les petits Japonais : ils sont tous radioactifs !) ; Quelle marque de champagne pour baptiser son nouveau yacht ?; Quels mets proposer pour des funérailles snobs ? Ou encore répondre à des questions existentielles : Faut-il dormir nu ou en pyjama ? Est-il vrai que les meubles en rotin des années 1960 sont snobs ? (Oui, en effet, contrairement au formica de ces années-là qui n’a jamais réussi à devenir « vintage » (il manque ostensiblement de matière noble tandis que le rotin des années 60/70 est officiellement anobli par mes propres soins); Où faut-il passer ses prochaines vacances snobs ? Ou encore : Où faut-il se rendre pour s’encanailler dignement (n.d.l.r. : passe-temps snob indémodable)? 

     

    Absence snob

     

     

    Je suis débordé. Et même si je boude systématiquement et sévèrement les hordes de nouveaux riches Russes et Chinois, une majeure partie des stars du divertissement local (cinéma, télévision, chanson, etc.) et Arnaud (de) Montebourg; même si je me concentre uniquement sur ma clientèle issue du vieil argent et de la vraie aristocratie et les mondialement célèbres : la tâche et les heures consacrées à cette besogne sont inconcevables. Je n’ai simplement plus de temps à perdre (pourtant j’adore ça !) à écrire des articles pour mon blog (probablement plagiés ensuite par des Enthoven et des Vanity Fair). J’ai résolument mieux à faire. Sans omettre mon jardin (passablement paysagé par le jardinier du château de Fontainebleau : il ne faut jamais montrer sa gratitude à ses gens : c’est source d’énormes malentendus et complications) et son gazon (dont le tondage est régulièrement surveillé par un des plus célèbres professeurs de golf du monde) qui invite sans cesse, perversement, au farniente et à d'autres débauches et plaisanteries.

    D’ailleurs : je me permet de vous rappeler, chers Snobs, que vous soyez aspirant(e)s ou confirmé(e)s : la rareté est - à l'instar de la paresse - fondamentale au snobisme. Et, de surcroît, plus « durable »… A mes (rares) heures je suis un snob écolo. 

    Singulièrement vôtre,

    Anton@snoblissime.com


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    Je ne suis – dans mon activité d’avocat du snobisme – forcément pas à un snobisme près. Malheureusement, parfois il faut faire un choix. Par exemple, on ne peut être à la fois un snob « vegan » et un snob à foie gras, ou un adepte du snobisme de la purée* et un snob républicain savourant de la charcuterie le vendredi saint. On ne peut conduire une  4X4 polluante dans le Marais ou tout autre endroit bucolique  et être « bio » au même temps.  Ainsi certains snobismes ne sont pas compatibles. Toutefois, d’autres cohabitent fort bien. On peut adhérer au snobisme de la patine et au snobisme du design à la fois. On peut être un snob du terroir et être « bling ». On peut pratiquer le snobisme intellectuel et avoir une belle collection de carrés Hermès.

    Comment savoir si deux snobismes s’accommodent ? Faites simplement preuve de jugeote et de discernement. D’ailleurs, beaucoup de snobismes relèvent de la raison. Par exemple : préférer la soie naturelle ou le cachemire à des matières synthétiques ou à de la laine banale parce que votre peau est très sensible ; acheter du Petrossian car les autres marques vous donnent des nausées; avoir une Rolls parce qu’elle est spacieuse et confortable ; apprécier les meubles vintage car ils sont de meilleure qualité ; employer une bonne parce que vous n’êtes pas doué pour le ménage ou parce que vous n’avez pas le temps ; ne pas avoir de télévision ou ne regarder qu’Arte parce que vous êtes allergique à la sottise ; ne boire que du Krug Collection 1989 et snober les autres qui déclenchent des crampes violentes dans vos mollets.

    Je pourrais citer encore des dizaines de ces sagesses pratiques, de ces snobismes du bon sens, preuves irréfutables d’un raisonnement sain.  

    Voilà mon plaidoyer pour aujourd’hui (grand merci à Olivia van Hoegarden et René Descartes).

    A qui dois-je envoyer nos honoraires ?

     

    * = snobisme chrétien devenu rare : il s’agit de manger de la purée (voire dîner comme les pauvres) au moins une fois par semaine. 


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    Je suis un de ces snobs qui ne peut empêcher son snobisme. Par exemple : je cherche une datcha et où est-ce que je la trouve ? Out of all places : dans un village qui s’appelle Bois-le-Roi (avec trois fleurs de lys dans son blason !), connu pour ses « Affolantes » (villas du début du XXème siècle dont l’extravagance est devenue emblématique pour le village) et jadis visité par Louis XVI et son épouse afin d’y inaugurer un des premiers champs de courses de France (je rappelle que selon feu mon ami et collègue le Duc de Bedford tout ce qui touche au cheval est « snob » d’office).

    Même si je ne voulais pas en être, en combattant mon snobisme cruellement avec toute mon énergie, je serais snob. Mais pourquoi s’en priver, surtout s’il est naturel et inné, de cette providence, de cette carapace contre la dégradation et la disgrâce ?

    Je suis un snob spontané, affranchi et bien dans sa peau.  Spero invidiam ! Gravement !

    Singulièrement vôtre,

    anton@snoblissime.com

     


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    Surprise ! Et oui, les choses vraiment snobs sont – par définition – très rares. Mais ce ne fut pas par pure affectation que je vous aie snobé comme je sais si bien le faire. Il y avait-là aussi un déménagement (dans une ville au nom tellement enchanteur auquel aucun snob normalement constitué ne résiste), avec ma ménagerie et ma volière dont le transport est toujours extrêmement délicat. Il fallait que je m’occupe d’un ami (un des professeurs de golf, british of course, les plus convoités de ce bas monde, grand spécialiste de greens) venu pour me donner des conseils pour mon gazon raté par un jardinier indigène  ou encore deux maçons portugais (père et fils, spécialisés dans les murs en pierres depuis 9 générations) importés à grand frais pour restaurer l’enclos de mon jardin.

    Il y avait aussi des moments de détente divine et de débauche exquise quasiment forcés: depuis plus de quatre mois je suis privé de téléphonie et de connexion internet. Fin août j’ai contacté la société Orange pour la première fois. La personne en charge de la région où je séjourne désormais était alors en vacances. J’ai toujours du mal à concevoir que le petit personnel puisse prendre des congés. Soit ! L’insolence de la demoiselle mériterait toutefois qu’on l’abatte instantanément. Quant à son « responsable » : notez que ce terme n’a plus aucune valeur intellectuelle ou spirituelle dans certains cercles professionnels.

    Evidemment : la lenteur et la nonchalance peuvent être considérées comme « snobs », mais chez des gens ordinaires, elles sont insupportables. Une grande amie (elle connaît aussi le meilleur sommelier du monde et quelques héritiers Hermès) a demandé à un de ses connaissances (CEO chez Orange) d’intervenir mais cela n’a fait qu’énerver la demoiselle et son chef : du coup, ils m’ont rajouté deux semaines d’attente supplémentaires.  Début février 2015 j’aurai le téléphone. Après presque six mois. Selon mon amie milanaise (celle qui a débauché la bonne de Donatella Versace) c’est pire qu’en Italie et selon mon amie à Rabat (issue d’une grande famille de personnages publics proche du Palais), au Maroc, établir une simple ligne téléphonique n’aurait pas demandé autant de temps. Je devrais tenter le bakchich, mais j’ai peur qu’ils me punissent davantage… 

    Cet isolement a cependant un snob-appeal d’une haute aspiration, perceptible qu’aux snobs d’une catégorie supérieure et profusément blasée, ceux qui savourent être injoignables et intangibles : plaisir forcément impénétrable pour le peuple qui chérit le bruit, l’endimanchement et l’excitation. Voici donc mon souhait pour vous et pour cette nouvelle année : restez imperturbables, conservez votre flegme et snobez sans le moindre gêne. Par chance : l’époque s’y prête merveilleusement !

    Singulièrement vôtre,

    Anton@snoblissime.com


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    Mon ami et expert en joailleries royales Erik Schoonhoven a découvert un scoop qui fait le buzz de la journée au royaume des Pays-Bas : Le prince Bernard, époux de la reine Juliana, père de la reine Beatrix et grand-père du roi Guillaume-Alexandre, aurait vendu en 1963 au joaillier d’Elisabeth II à Londres un plateau de service signé Fabergé, offert à la reine Wilhelmine (la belle-mère du prince) lors de son mariage par la communauté néerlandaise de Saint-Pétersbourg. Apparemment, Elisabeth n’en voulait pas pour sa collection de futilités russes. Le plateau réapparut en 1974 dans le catalogue de Christie’s. Selon mon ami expert, l’objet vaut aujourd’hui plusieurs millions ! Pour votre culture générale nous ajoutons que les membres de la famille royale néerlandaise choisissent généralement un régime de séparation de biens et c’est bien légitime dans leur cas.  Surtout lorsqu’une fille unique et rêveuse - qui héritera l’objet un triste jour- , épouse un playboy allemand aux goûts de luxe et de grandeur, attiré par son futur titre de prince-consort. 

    L’avenir a effectivement prouvé que Bernard ne reçut pas suffisamment d’argent de poche. C’est quand même triste, voire honteux, qu’un souverain en arrive là, à vendre des plateaux de cuisine volés, afin de solder son train de vie princier. C’est déshonorant ! Imaginez la reine de l’Espagne monnayant un plat à paëlla antique (appartenant à la famille depuis le XVI siècle) sur eBay pour rémunérer sa dame de compagnie, le prince-consort du Danemark acquittant la rénovation de son igloo royal par la vente d’un ensemble de 84 assiettes à désert ! Ou encore la sultane du Brunei, obligée de se défaire de la couscoussière préférée de sa belle-mère pour verser un acompte pour son nouveau hammam dernier cri ?

    Peut-on vraiment vivre en dessous de ses moyens ou de son standing quand on est de naissance royale ? La tâche semble difficile. Comme expliqué dans la thématique d’hier : l’understatement ne sied pas forcément à tous. C’est surtout une question d’éducation : savoir s’adapter facilement à des contrées exotiques et rurales est une prédisposition aristocratique : par les temps révolutionnaires qui courent, il faut toujours être prêt pour l’exil.  C’est culturel et génétique. Alors que les ploucs en visite chez la fine fleur sont habituellement très mal à leur aise. De surcroît, ils amalgament souvent étiquette, politesse, savoir-vivre et snobisme. Comment expliquer à ces pauvres âmes qu’en tant que membre de l’élite il est primordial d’être « understated » et affable pour ne pas être pris pour un oligarque russe ou un membre de sa famille ? Comment voulez-vous qu’ils comprennent avec leurs petits esprits d’indigènes et insensibles aux détails et nuances ?

    Nietzsche prétendait que les personnes de naissance aristocratique résistaient mieux à la pauvreté, mais nous supposons qu’il évoquait ici des gens appartenant à la noblesse « d’esprit », à la race du surhomme, personnage responsable de la mauvaise réputation du snob outre-Rhin. Quand on est snob en Allemagne, il est conseillé de vivre caché.  En Allemagne, on n’achète pas mes livres : on les vole… Etrange que les hommes politiques, qu’ils soient de gauche ou de droite, prennent ce pays comme exemple ! N’oublions jamais que les Allemands sont à l’origine du mot « ersatz » qui est - pour un snob - le mot le plus abominable et hideux qui soit ! De fait, l’imitation et le snobisme sont aussi peu amis que la contrefaçon et le service des impôts.  Mon conseil snob : l’abstention ! Accordez-vous un air dédaigneux de taoïste sérénissime, montez éventuellement sur vos grands chevaux, et moquez-vous de ces caricatures et postiches qui nous arrivent par container en provenance de Chine.  Mais que fait donc Arnaud Montebourg ? Ca suffit maintenant, la promo pour le caviar bordelais...!

    Singulièrement vôtre,

    Anton@snoblissime.com





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