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    L’année 2011 a été grandiose!  Elle a commencé avec les premiers visiteurs chinois de mon blog. Ensuite la réédition tant attendue de Mon Petit Bréviaire du Snobisme , suivie de la sortie du Manuel de savoir-vivre à l’usage des maîtres et maîtresses de chiens qui vient, nota bene, d’être nominé pour le Prix littéraire de la Société Centrale Canine. Après il y avait la publication d’un essai  intitulé Das Génie und der Snob (Kosmopolis – Interkulturelle Zeitschrift aus Berlin). Puis la lecture du Petit Bréviaire du Snobisme par l’actrice Natacha Amal au Festival d’Avignon. Et pour couronner le tout : une préface (en anglais) du livre numérique « The Book of Snobs » (désormais en vente chez  http://www.epagine.fr/9789881550224-the-book-of-snobs-antonius-moonen-william-makepeace-thackeray/ et les libraires de son réseau dont voici la liste: http://blog.epagine.fr/index.php/liste-des-librairies-partenaires-d-epagine/).

    Je vous remercie tous pour votre enivrement, votre soutien, vos frénésies et vos idées, votre courrier, vos inspirations ! Que serais-je sans vous et vos snobismes latents ou confirmés?   

    Je vous souhaite une année snoblissime !

    Anton@snoblissime.com


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    Depuis quelques semaines, je reçois une quantité de mails me demandant où se procurer des produits snobs. Il s’agit parfois d’objets extrêmement basiques tel un vernis à ongle, une paire de chaussettes ou une table basse pour le salon.  Mais il y a aussi ceux qui réclament l’adresse d’un nettoyage à sec dans leur quartier spécialisé dans les persans, d’un fleuriste-décorateur pour le mariage de sa fille ou d’un fabricant de chocolats ultra-snob. Vous me confondez-là avec votre personal shopper et votre interior designer! Pardi ! On sent que la saison des échanges de cadeaux approche ! Il y a beaucoup de nervosité dans l’air. Rappelez-vous toutefois qu’il y a une crise, et que celle-ci est surtout néfaste pour le petit commerçant. C’est le moment propice pour ceux qui ont toujours rêvé d’une carrière politique : transformez votre snobisme de la petite adresse en une action de relance économique ! Ainsi, vous évitez le marché de Noël hideux sur les Champs-Elysées car on y vend surtout des produits originaires de Chine !

    Je vous rappelle également que mes « Petit Bréviaire du Snobisme », « Snob Extrême – Précis de fuite arctique et antarctique » et « Manuel de savoir-vivre à l’usage des maîtres et maîtresses de chiens » sont, évidemment, indispensables dans la hotte du Père Noël et toujours disponibles dans toutes les librairies snobs et sur Amazon.fr.  

    Allez ! Courage ! Le stress de Noël c’est bientôt fini !

    Singulièrement vôtre,

    Anton@snoblissime.com


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    Où j’étais ? Voyons ! Est-ce que cela vous regarde ? Mais si vous y tenez : j’étais à l’étranger où j’ai dîné avec la conservatrice de l’impératrice du Japon à quelques heures de son départ pour le palais impérial afin d’y fêter l’anniversaire du mari de sa patronne. J’ai soupé avec l’attaché culturel du pape (je vous rappelle qu’il n’y en a que trois dans le monde !) ; j’ai été invité pour un thé avec la consultante en art moderne de la Princesse Margriet des Pays-Bas et à un déjeuner très informel par une descendante des Habsbourg. Et j’en passe…

    Comme vous voyez : je n’ai point chômé !

    D’autre part : c’était la fête de Saint-Nicolas ! Ici en France vous préférez le Père Noël, une pauvre caricature inventée par quelque fabricant d’eau sucrée et gazeuse ! Fi ! Selon la légende, le saint homme habite un palais à Madrid. Certes, le snobisme « froid » a gagné du terrain (lire mon "Snob Extrême"), mais un palais reste un palais et un igloo un igloo ! Par ailleurs : Saint-Nicolas a une armée de valets noirs à son service (habillés un peu comme les gardes suisses du pape), ce qui lui donne beaucoup d’allure.

    Soit ! À chacun sa culture ! Mais je vous plains quand même ! Attendre encore deux semaines avant de pouvoir réclamer ses cadeaux ! C’est juste inhumain !

    Singulièrement vôtre

     

    anton@snoblissime.com


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    Cette rentrée était exténuante : d’abord vos courriers urgentissimes, ensuite les primaires socialistes et maintenant l’accouchement de votre première dame ! J’ai donc décidé de me réfugier  dans la nature automnale. Et là, caché dans les brumes des marais, étangs et douves sur les terres de mes ancêtres (depuis 891), vos exigences et vos impératifs ne pourront plus m’atteindre. Cependant, je pars avec une conscience tranquille, sachant qu’il y a des psychiatres, des psychologues ou des personnal shoppers qui sauront parfaitement s’occuper de vous en mon absence. Si ceux-ci se sont perdus comme moi quelque part dans la nature, sachez que l’essentiel pour maintenir une bonne santé mentale, non seulement du snob mais de chacun, c’est de ne jamais délaisser ses exigences et ses convoitises. « Le penchant pour le luxe entre dans le plus profond de l’homme : il divulgue, que le superficiel et l’intempérance est l’eau dans laquelle son âme préfère se baigner. »  C’est Nietzsche qui le dit. Après la baignade, laissez suffisamment de temps à la vita contemplativa, au dolce fare niente afin que votre âme puisse se reposer dans une paix absolue. Et ça, c’est un conseil à moi !

    Bonnes vacances à vous tous !

    Singulièrement vôtre, 

    Anton@Snoblissime.com


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    On se plaint, on se plaint ! Les publications seraient trop irrégulières, selon certains. Je rappelle ces ingrats, que j’avais une préface à écrire : de la version anglaise et numérique de The book of Snobs, mon premier I-book, enfin, ma première participation ! Puis, ne rien faire, je vous assure, c’est exténuant. Pendant les vacances, on y prend goût, et soudainement, sous prétexte que c’est la rentrée, il faut être disponible 24h/24. Je trouve cela même un soupçon insolent de votre part : je ne vous ai jamais promis des rendez-vous fixes ! Puis, rassurez-vous, quand il y a des questions ardues ou urgentes, comme vous l’avez constaté, je réponds toujours !

    En vous écrivant ceci, je vois que c’est l’heure de la sieste : le sommeil le plus snob qui soit ! Et, chose non négligeable : un des rares luxes qui ne coûte rien !

    Je vous dis donc à bientôt !

    Anton@snoblissime.com


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    (Soupire)…. Je suppose que vous êtes comme moi : aucune envie d’affronter les réalités de la rentrée!  De surcroît, mes vacances furent riches en mondanités! Je n’ai pas arrêté. J’ai même été invité à des brainstormings avec un attaché culturel du Pape (pour votre gouverne : il n’y en a que trois dans le monde !) ou avec LE spécialiste et historien en joaillerie de l’aristocratie royale de l’Europe du Nord.  Ajoutez à cela plusieurs dîners avec une amie à La Haye (invitée au mariage de Charlène et Albert) pour un débriefing détaillé, et vous comprenez mon besoin de repos. Je suis épuisé. Et en plus, un éditeur vient de me demander d’écrire la préface pour l’édition numérique (en version originale donc anglaise) de The Book of Snobs de William Thackeray ! Le premier livre consacré aux snobs ! C’est comme écrire la préface de la Bible !

    Ainsi, je vous demande gentiment : Faites comme si je n’étais pas encore rentré….

    Singulièrement vôtre,

    anton@snoblissime.com

     


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    En janvier 2000, le quotidien suisse « Metropol » annonçait que la tendance du nouveau millénium serait de « snober ou lieu de bouder ». En effet, en seulement une décennie, cette nouvelle ère nous a richement procuré de quoi snober. André Rieu est toujours-là par exemple. Et les banquiers à qui nous devons cette crise stupide aussi ! Il y a les trivialités à la télévision, les canailleries de nos célébrités, les indélicatesses de nos dirigeants politiques, les concombres espagnols, le parquet importé de Chine et j’en passe. Moi, il y a des jours, je ne sais plus comment transporter mon mépris tellement j’en distribue. Le snobisme suprême serait évidemment de tout réussir ou de tout posséder afin de pouvoir tout dédaigner. Puisque cela n’est pas toujours concevable, Jacques Bénigne Bossuet nous propose cette alternative fort alléchante : « On ne peut se rendre maître des choses en les possédant toutes ; il faut s’en rendre le maître en les méprisant toutes ». Vous n’êtes pas une ou un snob mystique ? Je comprends : ce n’est pas si évident que ça ! Comment mépriser la sublime paire de high heels (de Larare, bien entendu) ou la montre raffinée Hermès qui vous implorent depuis une semaine de l’autre côté de la vitrine ? C’est insensé !

    Forcément, si vous passez vos vacances dans un hameau perdu en Ardèche, ces tentations seront moins fortes. Pour votre gouverne : moi, je passe mes vacances sur un petit archipel où jadis toutes les Cours royales de l’Europe du Nord allaient respirer l’air riche en iode, sur le balcon d’une villa appropriée ou en faisant un petit tour en vélo dans les dunes en compagnie de deux gardiens de corps attitrés ou quelques représentants de la gendarmerie locale. Fâcheusement, aujourd’hui, les îles Frisonnes sont visitées par des milliers de vulgaires touristes hollandais et germaniques. Très peu de Français, ce qui est un atout. On ne fait pas des centaines de kilomètres pour rencontrer la famille entière de sa concierge au restaurant ou sur (selon le Guide Bleue d’Hachette) « une des plus belles plages de l’Europe ». Personnellement, j’y vois un autre grand avantage : j’ai de la famille qui y habite depuis le XIVème siècle, ainsi je ne suis nullement comparable à un vacancier banal. Prudence est mère de sûreté.

    Je vous souhaite de très belles vacances,

    Singulièrement vôtre,

    Anton@Snoblissime.com


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    Qu’il est agréable de snober I-phones, I-Pads et I-Pods pendant quelques semaines ! On y prend goût ! Pas de mails inquiétants d’amis qui réclament toute votre attention ou d’associations qui vous demandent de signer urgemment une pétition, pas de « textos » et autres invitations à un « BBQ » en une banlieue sans allure voire dangereuse ou à appeler un numéro afin de connaître les modalités à suivre pour obtenir un prix pour lequel on a été sélectionné, pas de Twitter qui diffuse tant de débilités, pas de Facebook pour lire celles de vos « amis », pas de Linked pour travailler son réseau. Comme j’aime être loin des mondanités, être insouciant et introuvable. Pour être désiré, il suffit d’être absent, prétendaient jadis les dandys, souvent répertoriés comme snobs « mystiques ». En effet, une fois l’effet produit, il faut partir. C’est aussi simple que ça.

    Après réflexion, cette sobriété est bien mieux que juste « agréable » : elle est paradisiaque, divine, elle est un état très proche de Dieu. Déconnectez et vous verrez ! Bien que je sois selon certains un disciple dangereux (je fais ici référence à une vieille comtesse italienne qui me qualifia « un ayatollah du snobisme »), je dois admettre que Dieu est le plus grand snob de l’univers ! D’un point de vue spirituel, évidemment. Car contrairement à la splendeur de certaines bâtisses et tenues religieuses, je doute fort que le bon Dieu soit bling.

    Soit ! Je suis de retour. Pour combien de temps ? Très peu. Profitez-en.  

    Singulièrement vôtre,

     

    Anton@Snoblissime.com


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    Vous les sentez peut-être aussi, cette fatigue et cette mollesse qui nous accablent dès que les vacances estivales pointent le bout de leur nez, début mai, généralement. Vous avez entièrement raison de ce laisser-aller: des millions de Chinois* qui, apparemment, ne connaissent pas ces moments maussades, restent infatigablement et adorablement à votre service.

    Moi aussi, je souffre de la chaleur et encore plus de ses moiteurs et odeurs. Ce qu’elle a de noble, la chaleur, c’est sa lenteur, ses piscines (éventuellement ses pool-boys car rien n’est plus contrariant, qu’une eau mal entretenue), ses cocktails glacés servis par une soubrette, ses patios ombragés et ses plages privées. En bref, du « glanding avec standing». 

    En effet, vous l’avez deviné : je pars quelques semaines en province. Dans un adorable cottage avec vue sur plusieurs collines parsemées de pâturages, d’étangs et de vergers, où se baladent librement, cependant avec harmonie, paysans du cru et animaux de basse-cour qui y font leur besogne et, au fond quelques daims et biches. Bien sûr, je contemplerai cette idylle verdoyante, ce hameau de la reine grandeur nature, avec un certain dégoût. Figurez-vous, c’est très reposant. Contrairement aux séances « Je vous montre mes photos de vacances ? », qui, personnellement, me mettent dans des états de grand énervement. Elles vous gâchent la rentrée. Il y a des gens, vous n’avez simplement pas envie de savoir où ou comment ils ont passé leurs vacances. Et maintenant, à cause de ces appareils sophistiqués, ces I-phones, I-Pads et autres inventions, prêts à photographier et à filmer (!) toutes les hideurs, voire  n’importe qui et n’importe quoi, qu’ils croiseront pendant leurs excursions, ces séances vont être plus longues que jamais ! Si vous y êtes sensibles comme moi, évitez vos amis ou votre famille jusqu’à la fin novembre. Là, vous aurez quelques jours, jusqu’à Noël, où les esprits seront occupés ailleurs. Dès Noël, il faut de nouveau les éviter, (tout le monde voudra absolument vous montrer sa belle table de fête, le sapin et les cadeaux) jusqu’à deux à trois mois après le retour de la station de ski. Car ces gens-là pensent que nous ne savons pas que la neige et les pistes sont blanches partout !

    Soit. Je vous souhaite un excellent début du mois de juillet, un bon Festival d’Avignon (n’omettez pas le spectacle de Natacha Amal les 12 et 19 juillet) et un agréable 14 juillet. Et, comme d’habitude, en attendant mon retour : ne soyez pas sages !

    Singulièrement, 

    Anton@snoblissime.com

    *Le meilleur restaurant chinois de Paris s’appelle Happy Nouilles, 95 Rue Beaubourg - 75003 Paris. 


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    Mon avocat à Rome va être débordé : non seulement, il défend mes intérêts dans une affaire contre mon éditeur du cru attitré qui omet depuis quatre années mes « royalties » : je suis à deux doigts d’attaquer Sibilla della Gherardesca, une vieille comtesse déchue de cette même maudite péninsule et qui survit grâce à l’écriture de manuels d’étiquette. Souvenez-vous, celle qui m’a traité de « ayatollah du snobisme » ! Quelle bête m’a piqué ? Mais, voyons, à ce moment-là je n’avais aucun argument concret pour contredire cette mégère! Certes, j’en étais très flatté au départ, mais au fond de moi-même, je la détestais. Maintenant, des arguments palpables, j’en ai. De très crédibles ! Comme preuve, d’abord, j’ai « Palace », le magazine des Costes, qui m’a désigné « Prince des Snobs » en décembre 2009. Déjà, pour un prince, une comtesse, c’est juste pour faire un peu de présence, voire du décor, ou pour en abuser de temps en temps. C’est claire. Mais surtout, l’introduction de Daphné Bürki, le 13 juin, qui annonçait une interview à propos mon « Manuel de savoir-vivre à l’usage des maîtres et maîtresses de chiens » et qui commençait par « Vous êtes le roi des snobs ! »

    Comment voulez-vous que reste blasé avec tout ça ?!

    Soit. Ethiquement, il m’est donc permis de faire de la concurrence à Elisabeth II ou à Béatrix d’Orange. Mais pour des raisons évidentes, je ne ferais pas une telle chose. Or je suis toujours blasé. Ce qui me rassure agréablement.

    Mais ce n’est pas tout ! Car qu’est-ce qu’elle prétend également, cette divine animatrice de Canal +?  Je vous le donne en mille : Je suis « le plus gentil des snobs » ! Forcément, ça vous tue une réputation ! Cependant, c’est un argument de poids pour clouer le bec, une bonne fois pour toutes, à certaines mauvaises langues. La vieille comtessa n’a qu’à se tenir !

    Mon avocate parisienne qui veille sur mes droits dans votre joli pays m’a suggéré la création d’une « application snob ». Fâcheusement, je n’ai aucune idée de quoi elle me parlait, en tapant sur l’écran de son appareil portable. Alors si parmi vous, une bonne âme pourrait me donner quelques conseils sur la fabrication d’une telle « application SNOB », merci de me faire parvenir vos propositions qui seront étudiées avec soin. Russes s’abstenir.

     

    Singulièrement vôtre,

    Anton@snoblissime.com





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