• Charlie snob


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    Snobisme révolutionnaire

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Gaston Lenôtre (arrière petit-fils du jardinier royal André Le Nôtre) décrit une arrivée à l’Opéra de Marie-Antoinette, où la reine fut sifflée pendant ses trois révérences (suivant l’usage) au public par le Marquis de Saint-P. :  « C’était tout simplement un de ces jeunes seigneurs philosophes qui se piquaient de trouver mal faite une société où pourtant ils avaient toutes leurs aises et qui appelaient de leurs vœux le règne « de l’égalité et de la raison ». Tel était le snobisme en ce temps-là. « 


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    Métallurgiste snob

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Moscou, août 1987. Je viens de me faire relâcher.  La hautement sotte Madame Gorbatchev a décidé : désormais les magasins d’alcool ne seront ouverts que de 17h à 18h30. Puisque les queues y sont des plus longues de l’Histoire soviétique et qu’on s’y énerve très vite,  la clientèle alignée est surveillée par une douzaine de miliciens. J’étais, moi-même,  tout à fait serein : encore un peu nébuleux d’une fête la veille avec quelque intelligentsia délicieusement dissidente, puis dans la file depuis 15h30, depuis plus d’une heure, donc physiquement très affaibli. Soudainement deux miliciens me sortent de la file et me demandent de retourner "bistro" à mon usine pour la simple raison que, selon eux, j’étais vêtu  d’un ensemble de travailleur dans la métallurgie. Or je portais un ensemble en lin noir japonais de Yamamoto…  

    Il a fallu plus d’une heure de discussion et l’intervention de quelques amis au KGB pour qu’ils me rendent ma liberté. J’aurais pu terminer dans  un goulag ou au sein d’une famille adoptive dans la zone industrielle de Mourmansk. Ma vie aurait pu se terminer en pur Zola !  Imaginez !

    J’ai même pris la peine d’écrire une lettre considérablement désagréable; il y a de quoi ! Mais ce couturier indolent ne m’a jamais répondu. Même pas un simple « excusez-moi » ou chèque-cadeau pour un séjour luxueux à Tokyo.  J’étais naïf. Un bon avocat l’aurait déshabillé…


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  • Fayçal ben Abdelaziz al-Saoud, roi d’Arabie Saoudite de 1964 à 1975, avait fait installer dans son palais de Riyad un luxueux pipe-line d’un genre très particulier. Le conduit aboutissait à une vasque d’onyx par un robinet en or massif et, évidemment, il ne contenait pas du pétrole. Non, il alimentait le souverain en lait de chamelle, dont il était apparemment si friand qu’à chacun de ses déplacements, une roulotte-cage, abritant une chamelle et ses deux petits, le suivait en permanence.

    Notons que ce lait, naturellement demi-écrémé, est trois fois plus riche en vitamine C que le lait de vache et bourré d'anticorps ! Alors pour quand les milkshakes, cafés viennois et cappuccinos au lait de chamelle dans nos brasseries et restaurants ?  


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    Voici mon aire de jeux lorsque j’étais enfant : un tumulus datant de l’époque romaine dans un parc privé. Bien plus snob qu’un toboggan ! Aujourd’hui il est classé monument historique ce que mes petites nièces et petits neveux regrettent profondément !