• Docteur Snob

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Interview publiée dans Bulles & Millésimes du 6 septembre 2016

    Malgré ses longs cheveux gris et sa voix rocailleuse, le docteur Henry Puget n’est ni un druide ni un gourou. Mais il soigne parfois au champagne. Un coup de froid, un début de grippe, une insomnie, une déprime ? Vous reprendrez bien une petite coupe… 

    « Je ne prescris jamais du champagne à un patient qui vient dans mon cabinet pour la première fois… Sinon, je ne le revois plus ! » Les prescriptions du docteur Puget peuvent, en effet, surprendre. Pourtant, ce généraliste de formation installé à Paris n’est pas vraiment un illuminé. Ancien interne des hôpitaux peut très bien rimer avec spécialiste des recettes de grand-mère ! Le médecin en a même fait plusieurs livres, qui se vendent de plus en plus aux trentenaires, séduits, ces dernières années, par le retour au naturel, à la tradition et aux vertus de l’herboristerie.

    « Derrière un remède de grand-mère, il y a toujours une explication scientifique. Le champagne est riche en oligo-éléments, en sucres complexes, en phosphore. Autant de composants qui diminuent la virulence des toxines », explique Henry Puget.

    Avant d’avoir recours à la médecine classique et uniquement à ses patients fidèles depuis de nombreuses années, le docteur Puget prescrit du champagne. Si les symptômes ressentis s’y prêtent : un état fébrile ou un début de grippe. Dans ces cas-là, suivez l’ordonnance…

    « Verser l’équivalent d’un grand verre de champagne dans une casserole. Y ajouter deux morceaux de sucre. Remuer avec une cuillère en bois. Chauffer. Arrêter quand le breuvage frissonne. Surtout, ne pas le laisser bouillir, au risque d’éliminer certaines enzymes spécifiques. Reverser dans un verre. Laisser refroidir quelques minutes. Boire entre tiède et chaud. Puis au lit avec une bonne couverture. Vous transpirez comme un bœuf toute la nuit et sautez comme un cabri le matin ! »

    Si l’état grippal est pris très tôt, dès la première journée des symptômes, il y a de fortes chances que cette recette au champagne soit efficace. Ce n’est qu’au bout du deuxième ou troisième jour, si cela n’a pas fonctionné, que le docteur Puget suggère de passer aux médicaments classiques.

    Ce matin, Jacques vient voir son médecin traitant, au cabinet situé à quelques centaines de mètres de l’Arc de triomphe, à Paris. Il est devenu inconditionnel des méthodes de grand-mère du docteur Puget. « Avec moi, cela marche à chaque fois que j’ai un début de gros rhume ou de grippe ! Et sans mélange avec un médicament. Mais il faut être réceptif à ce genre de méthode et y croire ! Il y a certainement un côté psychologique. » Et en plus, ce n’est même pas mauvais au goût. « Cela rappelle le verre de vin chaud pris sur les pistes, l’hiver… », poursuit Jacques, décidemment convaincu. Le docteur Puget prend son patient et ami à témoin. « Les gens me croient, je ne suis pas fou ! »

    Pas fou, bien au contraire. La preuve : des producteurs champenois réputés ont contacté le médecin parisien pour avoir confirmation des vertus thérapeutiques du champagne. Mais pas dans le but de s’en servir comme argument publicitaire. « D’ailleurs, ils m’ont expliqué que le fait de mettre en avant les vertus du champagne comme remède à divers maux n’augmenterait les ventes qu’à la marge. Cela n’apporterait donc rien. »

    Verrues 

    Tout commence… par des verrues. Le futur docteur est un gamin d’une dizaine d’années, originaire de Toulouse, qui présente ses mains pleines de verrues à sa grand-mère. Elle y verse un curieux liquide tout en faisant des prières.

    « Au départ, je la prenais pour une folle… Mais elle a fait disparaître mes verrues. Ces souvenirs de ma grand-mère qui me soignait avec des méthodes naturelles m’ont toujours trotté dans la tête. Depuis le début de ma carrière, je pense au recours possible à cette autre médecine… »

    Généraliste, le médecin se spécialise dans la remise en forme et les traitements pour l’augmentation des défenses immunitaires de l’organisme. En mêlant les remèdes ancestraux aux techniques de pointe.

    Pour écrire son premier livre, Mes remèdes de grand-mère, il rencontre des centaines de personnes âgées. Toutes lui racontent une histoire, une expérience vécue dans leur propre enfance avec leurs aïeux, à l’époque où la médecine était un luxe rare et où il fallait se débrouiller autrement. Comment soigner des plaies, des brûlures d’estomac, des rhumatismes ? Il entend de tout. Et notamment… le champagne contre les coups de froids. Champagne ? Tiens, tiens… Étant grand amateur lui-même, il décide de joindre l’utile à l’agréable en testant la méthode. Sur lui d’abord, avant d’en faire profiter ses patients.

    Au fur et à mesure, le champagne devient un des produits phares de la panoplie de « remèdes naturels » du docteur Puget. Car il lui découvre d’autres vertus ! Il est aussi, par exemple, un bon antidépresseur. « La déprime se caractérise par une baisse de la dopamine, un neurotransmetteur du cerveau… Et le champagne stimule justement la dopamine. Il ne s’agit évidemment pas de se saouler mais de prendre un peu de champagne le midi et le soir.» Une carence en fer ? « Le champagne contient des vitamines et des acides organiques qui augmentent la stimulation du fer dans l’organisme. » Insomniaque ? Devinez ce que vous prescrirait le docteur Puget… « Le champagne est riche en fer ionique et en cuivre et donc bon pour soigner l’insomnie. » Et contrairement aux cas d’état grippal, le champagne est dans ces cas-là à consommer tel quel et non réchauffé ou « modifié ».

    Fragile de la gorge, insomniaque, sujet aux petits coups de déprime ? Il suffit donc de posséder une bonne cave ! Et les soins ne sont pas financièrement inabordables : « Les grands crus ne font pas plus d’effet que les bouteilles bon marché ! Le champagne, quelle que soit la marque, est tout simplement l’un des vins les plus énergétiques au monde. »

    Finalement, ce vin synonyme de luxe et de fête ne perd-il pas un peu de son prestige en servant à tout bout de champ de sirop miracle ? « Au contraire, s’insurge le docteur Puget. Cela donne au champagne une nouvelle dimension ! Et en fait une boisson décidément à part… » À l’écouter et à se soigner avec ses remèdes, on pourrait penser que le champagne finira un jour par être remboursé par la Sécurité sociale !


  • Café snob


  • Pub pas snob...

     

     

    Ils sont vraiment trop bêtes, ceux qui travaillent au département marketing du Stade français, en snobisme cela s'appelle plutôt "s'encanailler"! D'ailleurs, son chien, elle en a fait quoi ?? Déposé à la Fondation Brigitte Bardot sans doute...

     


  • La vie est une lutte...


  • Gâteau snob


  • Eau snob


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    Cher Monsieur,

    Mon épouse, qui est une de vos fans, aimerait absolument avoir une piscine. Je sais qu’elle vous écoute, alors aidez-moi, car la crise financière m’a fortement touché…

    Bien amicalement,

    Jean-Pierre R., Rouen.

     

     

    Cher Jean-Pierre,

    Je suis certes un snob en beaucoup de matières, mais pas un snob à piscines. Plutôt un snob à salles de bains des grand-hôtels. Cependant, je suis conscient qu’une piscine dans un jardin d’un pavillon de banlieue : cela fait burlesque. Visitée quotidiennement par les enfants des voisins – prolétaires et bourgeois désuets - de toute la rue, puis par leurs parents qui se retrouvent en soirée pour un barbecue arrosé en racontant leurs vies misérables dans un espace vert de la taille d’une cage à lapins: elle devient formellement un cauchemar. Et on n’a pas besoin d’être un snob avéré pour ressentir cette oppression-là.

     

    Si c’est juste pour impressionner, pour prendre un cocktail tropical en papotant avec quelque happy few autour de la piscine ingénieusement conçue (avec son carrelage exclusif) et éclairée par un (jeune) designer italien (qui a fait toutes les piscines des grands de la mode à Milan); en bref, si vous voulez vraiment faire de l’effet, il faut un budget en conséquence, car sinon vous allez passer pour un wannebe et un pingre. Oubliez donc immédiatement votre roue de secours : la piscine « préfabriquée ». Ou ce sera la fin de vos mondanités.

    Puis, une piscine sans poolboy, c’est comme un musée sans conservateur, comme une bibliothèque sans bibliothécaire, comme le pape sans sa garde suisse. Ca fait terriblement pauvre et amateur. Ensuite il faut un jardinier et son architecte de jardin, car un bassin sans une pelouse joliment arborée, ce n’est pas une piscine.  Songez à votre poolboy – si subtilement musclé – : il aura l’air ridicule en pêchant les feuilles mortes dans une espèce d’immonde baignoire enterrée.

    Elle doit être une bénédiction pour certains, cette crise. Comme la migraine, elle sert d’excuse à tout, jusqu’à obliger son épouse à fréquenter la piscine municipale ! Mon cher Jean-Pierre, franchement, je n’aimerais pas être à votre place. Votre avenir me semble aussi triste qu’une porte de prison.  Diantre ! Cessez d’être si raisonnable ! Après nous le déluge ! Vous aurez – au pire des cas – votre piscine privée pour vous noyer !  En snobisme, comme vous vous en doutez sans doute déjà, ça compte énormément. Or vous ferez un énorme plaisir à votre épouse, j’en suis sûr.


  • Interview dans quotidien suisse (italien et snob)



  • Un snobisme réservé à l'élite : s'encanailler.....

    http://lesbrindherbes.org/2013/04/05/cessez-de-jouer-les-vertueux-messieurs-les-politiques-les-gens-den-bas-ont-a-de-la-memoire/

     

    Prison snob






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