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    “Buy for me from the King's own kennels, the finest elk hounds of the Royal strain, male and female. Bring them back without delay. For," he murmured, scarcely above his breath as he turned to his books, "I have done with men.” 


    ― Virginia Woolf, Orlando


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    "Bien sûr, les balades restent très réglementées et il n’est pas question de déranger les habitants de la banquise à l’équilibre fragile. Les pays nordiques, aux infrastructures hôtelières nettement plus développées, sont aussi une alternative pour profiter d’un cadre similaire sans dormir dans des conditions spartiates. Motoneige, raquettes, traîneau, toutes les activités du Grand Nord peuvent se pratiquer, mais avec l’assurance de bénéficier d’un lit moelleux, une aubaine pour les courbaturés ! Plus marketés et très à la mode, les hôtels de glace répondent, eux, à une demande insolite des non-aventuriers… diront les mauvaises langues !

    Alors, pour éviter les fautes de goût, la petite bible mondaine d’Antonius Moonen, Snob Extrême, est à se procurer absolument avant de partir. Elle distille des conseils judicieux pour rester hype aux pôles : destinations, habillement, alimentation… Vous risquez d’être surpris, car les plus grands snobismes ne se trouvent pas toujours dans les quatre étoiles !"

    (Le Figaro)


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    Mon livre est « cultissime »  dans le roman de Fabrice Louis, Le Fou de Proust (27ème épisode):

    http://lefoudeproust.fr/2014/02/le-fou-de-proust-vingt-septieme-episode/

    « Pendant ce temps, Nadine de Rothschild se trouvait dans une librairie de la rue du général Leclerc pour y signer son livre Les Bonnes Manières. Elle, qui s’appelait Jeannette et était devenue baronne par son mariage, se sentait en banlieue comme un poisson dans l’eau.

    Une autre librairie de la même rue avait eu la même idée en faisant venir Anton Moonen, auteur du cultissime Petit Bréviaire du snobisme. Son discours trouvait un écho favorable chez ceux qui se disaient des réprouvés : « Le snobisme est une contre-culture, à rapprocher de l’underground, du punk, du décalé. Provocation, protestation, c’est un art de vivre pour sortir du troupeau et toujours être une exception. »


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    La citation du jour :

    "Le snobisme c'est comme le brushing: ça donne du volume. En outre, il rend le port d'une tiare plus facile..."

    Antonius Moonen 


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    “One must shed the bad taste of wanting to agree with many. "Good" is no longer good when one's neighbor mouths it. And how should there be a "common good"! The term contradicts itself: whatever can be common always has little value. In the end it must be as it is and always has been: great things remain for the great, abysses for the profound, nuances and shudders for the refined, and, in brief, all that is rare for the rare.”

    "Man muss den schlechten Geschmack von sich abthun, mit Vielen übereinstimmen zu wollen. ‚Gut‘ ist nicht mehr gut, wenn der Nachbar es in den Mund nimmt. Und wie könnte es gar ein ‚Gemeingut‘ geben! Das Wort widerspricht sich selbst: was gemein sein kann, hat immer nur wenig Werth. Zuletzt muss es so stehn, wie es steht und immer stand: die grossen Dinge bleiben für die Grossen übrig, die Abgründe für die Tiefen, die Zartheiten und Schauder für die Feinen, und, im Ganzen und Kurzen, alles Seltene für die Seltenen.“

    Friedrich Nietzsche, Jenseits von Gut und Böse 




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    "Pour créer, les Latins ont toujours eu besoin d'être soutenus par la foule. Il leur faut de la surenchère et le bruit des applaudissements. Le snobisme est la rumeur de ce succès, la claque. L'ambiance propice à nos philospohes n'est pas la chambre silencieuse que recherchait Karl Marx, mais le café où ils s'entendent parler, où ils sentent une approbation, même superficielle. Le snobisme vaut mieux que l'indifférence. Et, en notre époque décadente, il remplace le mécénat."

    Salvador Dali


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    « Une Lady ne transpire pas : elle se transperce de rosée. »

     Miss Marple dans « Le Train de 16h50 » d’Agatha Christie 


  • L'auteur de l'oeuvre* n’était, semble-t-il, pas encore familier avec le mot « snobisme » et appelle notre divertimento « un certain penchant aristocratique ». Soit ! On note toutefois que le mot « parvenu »  lui est connu, car aux Etats-Unis : « On veut devenir riche, pas obligatoirement pour être riche, mais surtout pour montrer qu’on est riche ; on veut – qu’on me passe le mot ! (en français dans le texte, ndlr) - épater avec ce que l’on possède. Là aussi, on détecte l'ignorance et la bravade et au même temps un soupçon du caractère « parvenu » de la nation. »

    Monsieur Stuart écrit également qu’aux Etats-Unis « la richesse, plus qu’ailleurs dans le monde, même plus qu’à Paris ( !, ndlr) s’exhibe. Cela aussi, est dans sa nature et ses mœurs. (…) On épargne, certes, mais pour amasser, pas pour conserver. Celui qui doit encore faire fortune, économise ; le riche n’épargne pas et ne met rien de côté : il consomme.  Son orgueil ne se montre pas à travers ce qu’il possède mais en ce qu’il dépense. »

    Ainsi, il attribue aux Américains une tendance généralisée  pour le « overdoing » (mot déjà courant à l’époque) et « plus qu’ailleurs au monde » une attirance pour  « la brillance et le scintillement du métal reluisant », car – apparemment – en 1875, le bling-bling n’était pas encore inventé. 

    Les New-Yorkais seraient donc plus snobs que les Parisiens! Pardi! Indignez-vous! 

    *= "Zes maanden in Amerika" (Six mois en Amérique), par M. Cohen Stuart, publié en 1875 





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