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    Un nouveau roi pointe son nez frileux en Espagne. Ce que j’en pense ? Jadis, les fiefs de mes ancêtres étaient fort dérangés par un duc espagnol envoyé par Phlippe II qui y chassait le Protestant et le gueux (au demeurant, c'est ainsi que la famille Hollande est arrivée chez vous...). Au moins ce duc avait de l’allure. L'éléphant !! Pouah ! 

    Il est encore tôt dans le mois, mais il est néanmoins décidé: je décerne le prix Reine de Juin à Madame Anne Bormans pour son œuvre complète. Outre son bravoure, sa tempérance et sa vaillance – caractéristiques « nobles » - , elle a pignon sur la plus snob des places parisiennes, est membre d’une flopée de clubs internationaux (dont –forcément- les plus snobs ), vient d’aménager dans une demeure seigneuriale dans le Bruxellois (cherche par ailleurs une bonne : Bretonnes s’abstenir !), tandis que son aptitude quasi-aristocratique aux coutumes flamandes (voire son sang froid et son sens de la diplomatie) et sa rapidité à apprendre le Néerlandais nous prouvent qu’elle est une vraie femme du monde. Sans oublier son déjeuner avec Alain Minc (mais, comme elle commente elle-même blasément : "ça c'est accessoire !") : Madame Bormans mérite sa couronne dignement !  Elle sera la personnalité la plus en vogue de l’été 2014 à Knocke-Le-Zoute ! Désormais, elle est la présidente d'honneur du prochain jury. 

    Si vous aussi, vous souhaitez être Reine ou Roi pour un mois (ou plus si vous le souhaitez: nous sommes ouvertement corruptibles), envoyez-nous votre candidature. Les prochaines élections auront lieu à la rentrée. 

    Singulièrement vôtre,

    Anton@snoblissime.com

     




  • JOYEUSES PÂQUES ! 


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    Qu’elle est barbante, cette Loana et ses tentatives manquées de suicide. On aurait envie de lui préparer un cocktail funeste plus efficace. Puis il y a Valérie Trierweiler aussi qui mérite que l’on lui change les idées. Mais je n’ai simplement pas le temps d’organiser des évènements mondains en ce moment.  Je viens de terminer un dernier manuscrit pour mon éditrice préférée et je dois encore écrire un article consistant pour un magazine prestigieux pour la fin du mois d’avril (c’est demain pour quelqu’un qui aime perdre son temps à ne rien faire comme moi). Les vacances m’ont épuisé aussi. Un musée par jour pour maintenir un semblant de snobisme culturel est un strict minimum. Parfois, et je l’avoue sans la moindre honte, je me contente seulement de quelques emplettes à la boutique. J’ai constaté que c’est moins fatigant. De surcroît, je ne ressens aucune frustration. C’est sans doute la raison pour laquelle j’aime me rendre à des vernissages de galeries : la possibilité de pouvoir acheter l’œuvre contemplée m’apaise. 

    Ce que je vous souhaite à vous aussi pour cette nouvelle année : une paix absolue ! Une vie d’ermite de luxe, loin de l’excitation, loin de la vulgarité, des foules, de la frénésie des soldes, des vaudevilles insipides. Loin de tout ce qui vous insupporte. Voilà mes objectifs pour 2014 ! Ce n’est pas un peu trop de challenges pour quelqu’un partisan du laisser-aller ?  Pensez-vous ! A mes heures perdues, je sais être très motivé ! 

    Singulièrement votre,

    anton@snoblissime.com


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    Si seulement vous saviez à quel point je me force de vous écrire ces quelques lignes, l’énergie que cela me prend. Vous vous sentiriez tellement coupable que vous n’auriez même plus le courage de vous regarder dans une glace. Plus je cesse mes activités et mes devoirs, plus j’y prends goût. Pas vous ? Tous ces contraintes, engagements et obligations sont forcément nuisibles à l’évolution naturelle du psychisme humain ! Songez-y ! Un snob stressé est un snob affecté.

    Au demeurant : mes vacances (sublimes, évidemment) ne sont pas encore finies ! Ainsi je pars à Dinard, fermer la saison, avec une cure d’huîtres à Cancale parce que je dois rapidement retrouver mon élan pour l’écriture d’un guide snob de Milan qu’un éditeur italien (de renommé) m’a commandé. J’espère qu’elles sont très iodées cette année ! Les congés m’ont épuisé.

    Ceci n’est donc qu’un avis de passage.

    Singulièrement vôtre,

    Anton@Snoblissime.com


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    Selon un magazine littéraire italien, je suis "le plus orthodoxe des snobs ".  Toutefois, je ne sais pas si ce mot "orthodoxe"  me convient vraiment… Jadis, une comtesse italienne m’a décrété « un ayatollah des snobs », ce qui me flatta démesurément, vous vous en doutez bien. Je savoure également le côté glamour évoqué dans « Pape du snobisme », titre très privilégié surtout en Italie, qu’un journaliste romain m'attribua. Mais là, le plus « orthodoxe », j’hésite… Dois-je l'insérer dans ma revue de presse, oui ou non?

    Entre-temps, la rédaction de Vanity Fair (accessoirement : le nom du magazine est tiré du roman de William Thackeray, l’auteur de The Book of Snobs pour lequel, au demeurant, j’ai écrit une jolie préface) a fait deux fois (!) appel à mes services (une fois le papier, une deuxième fois le site). J’étais à deux (!) doigts élégamment gantés de décrocher une rubrique régulière ! Deux fois ! Cela vous pose un homme !

    Sans (trop de) regrets donc, puis, finalement, le destin fait bien les choses car à partir de septembre je démarre l’écriture d’un guide (le plus snob qui soit) de la ville de Milan, ensemble avec une délicieuse princesse italienne pour une maison d’édition des plus sérieuses du groupe Mondadori. Apparemment, en Italie, tous les snobs (qu’ils soient orthodoxes, musulmans ou catholiques) me connaissent…

    Spero invidiam ! 


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    J’espère que vous m’enviez de mon état oisif du moment, dépourvu de tout envie, de toute ambition, si près - je présume - du nirvana et qui explique ma rareté actuelle sur les réseaux. Ce que je apprécie beaucoup moins est la société actuelle qui se trouve dans une telle condition. Or il s’agit d’une fausse décadence à trois sous, politiquement-correcte et morose avec sa lassitude plutôt irritante qu’agréable.

    Quant à mon indolence personnelle,  elle ne m’empêche nullement ni d’étudier un nouveau projet avec un éditeur italien (et non le moindre) et une princesse du cru, ni de terminer mon Snob-Appeal à la Carte (un travail titanesque co-écrit avec une historienne culinaire et publié aux Pays-Bas vers fin 2014), ni d’être occupé par un nouveau manuscrit en français : un nouveau guide « snob » indispensable, drôle et pertinent, sur un sujet qui nous touche tous. Avis aux éditeurs ! Faites vite : il y a déjà une option !  

    De fait : ma négligence – même extrême- est hautement contrôlée. Snobisme oblige. Contrairement à celle de notre époque qui est d’un genre plutôt vulgaire. Voilà son problème : ne pas savoir s’ennuyer dignement.  

    Vous souhaitez un coaching ? Envoyez-moi un dossier complet (avec un premier versement) et je verrai ce que je pourrais – éventuellement-  faire pour vous.  Ce n’est pas la peine de tenter, n’est-ce un seul instant, de négocier le montant de mes honoraires tel un marchand de chameaux le prix de son bétail, en prétextant la crise. Foin ! Comme la migraine, cette crise sert d’excuse à tout ! Moi, je me mutine ! 


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    Oui ! Et je l’assume complètement : je me fais rare de ces jours ! J’ai pris les bonnes eaux de l’Auvergne et ouvert la saison à Dinard. Ce qui m’a fait, au demeurant, manquer le couronnement de mon nouveau roi, mais – et seul un insider pourrait le savoir -  je m’en moque car l’intelligence de nos souverains saute toujours une génération donc il est fort probable que son épouse (roturière) et lui ne se sont même pas aperçus de mon absence, ce qui est regrettable, mais surmontable.

    Malgré mon blasement légendaire, pour rien au monde j’aurais quitté mon spa en Auvergne et ma cure d’huîtres à Cancalle : c’est le seul sport et la seule diète que je m’impose strictement, d’une rigueur protestante, tous les ans au printemps. Toujours pour ma santé, je fais encore des cures de champagne. Leur grand avantage est que l’on peut en faire partout, et à toute saison : il stimule notre intelligence, donne instantanément bonne mine et est un excellent remède contre le rhume. Parmi vos cinq fruits et légumes quotidiens, il n’y a pas un capable de vous garantir cela !    

    Vous m’excusez alors pour ces manquements à mon devoir. Mais comme le dit si bien le prince Bismarck : « Si le hareng serait aussi couteux que le caviar, les gens l’apprécieront plus. » Puisque mes publications sur ce blog sont bénévoles, je peux difficilement en augmenter le prix. Or mon seul recours est d’en faire peu. Cette invitation au laisser-aller et au farniente me va droit au coeur... 


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    A celles et à ceux qui m’ont fait parvenir des courriers, parfois très menaçants : j’ai pris les eaux en Auvergne et ouvert la saison à Dinard ! C’est tout de même un comble que je sois obligé, moi, pape du snobisme, de justifier mes longues absences! Je rappelle à ces ignorants, qu’il n’y a que les choses rares qui soient snobs…

    Et maintenant, vous vous en doutez j’espère : il faut que je me repose ! 





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