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    Las d'attendre les décisions des éditeurs (qui ignorent mes services utiles), j'ai décidé de venir à votre secours, via ce blog qui se veut à la fois "very niche" et "cosmopolite", probablement un brin malicieux et osé, mais où le snobisme conservateur n'est pas oublié. Que Madame de Rothschild soit rassurée! Snobs et antisnobs seront les bienvenus. 

    Mais comment, me demanderiez-vous, repérer ce qui n'a pas été vraiment théorisé ni officialisé? Le snobisme n'est ni un mouvement artistique, ni une classe sociale. Le plus souvent, pour en parler, on prend un exemple, on cite son snob. Et ce snob peut varier du tout au tout. Du people qui cultive l’ostentation au Lord anglais en haillons qui se moque du qu’en-dira-t-on, il y a des mondes.

    Le snobisme est aussi une façon d’être en contre-culture. Ainsi, tous les mouvements alternatifs sont à rapprocher du snobisme : l’existentialisme, l’underground, le punk, le « décalé ». À l’heure de la mondialisation et du coaching, le snobisme est une manière pour contourner l’uniformisation de la pensée et de la consommation, une solution pour affirmer son unicité. Un art de vivre qui nous permet de sortir du troupeau. C’est militer pour rester soi–même. Toujours être une exception : telle est la loi du snobisme. Car il est également une provocation, une protestation, voire une philosophie !

    Aujourd’hui, le snobisme mérite plus que jamais d’être considéré. Car le snobisme dit primaire qui aime s’afficher semble avoir pris le pouvoir. A l’ère du “tout bling-bling”, du « tout people », on peut s’interroger sur ce qu’est être snob aujourd’hui ? Puis il y a le snobisme « secondaire », voire l’anti-snobisme, car si tout le monde passe à la télé et est connu, est-il encore snob de l’être ? Puisque le luxe s’est démocratisé, est-il encore snob d’y accéder ?

    Toutefois, comme la bêtise et le bon sens, le snobisme est très partagé. Il y a bien une échelle du snobisme, comme il y en a une de l’imbécillité. Le snobisme, qu’il soit primaire ou secondaire, « bon » ou « mauvais », permanent ou occasionnel, est avant tout une manière de placer son ego dans le monde : il est une révolution copernicienne du Je-soleil. Aux armes, citoyens !

    anton@snoblissime.com

     





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