• Saviez-vous, chers parents, que le prestigieux collège d’Eton a été fondé en 1440 par le roi Henri VI, en tant que Charity School afin que les fils de parents pauvres puissent également y accéder ? Rassurez-vous : presque six siècles plus tard, cette « public school »  est une des plus élitistes et des plus chères (et des plus snobs)… 


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    Alors, c'est qui ? Non, ce n'est pas moi ! Ni Jean Marais ! 


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    Fichtrement snob, l’enfance de Kim Jon-un, l’actuel dirigeant du Corée du Nord, entourée de soubrettes, de chauffeurs, de majordomes, de gardes du corps et de milliers de jouets, dont une véritable Mercedes-Benz, équipée de pédales et un siège spécialement adapté, dans laquelle il apprend à conduire dès l’âge de trois ans dans le parc de la résidence. Ensuite, il étudie quelques années à la très snob l'International School of Berne en Suisse sous l’œil vigilant de l’ambassadeur nord-coréen sur place. Selon les médias coréennes, l’élève n’aurait jamais quitté son appartement, à part pour se rendre à l’école, pour « ne pas succomber à l’influence capitaliste ». Bizarrement, malgré cette vie monacale, il n’obtint jamais de diplôme. Il est toutefois à noter que l’adolescent adorait les films de Jean-Claude Van Damme et les visites à Disneyland : fâcheusement mon Petit Traité n’était pas encore sorti à cette époque, ce qui l’aurait évité ces horribles faux pas et indubitablement aidé à repartir en Corée avec quelque diplôme en poche. 


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    En 1949, la ville de Boulogne-Billancourt organisait, à l’occasion de la braderie et « pour reprendre les anciennes traditions » une élection de « la Reine de Boulogne-Billancourt et ses demoiselles d’honneur ».  La désignation se faisait au cours du Bal de la Braderie qui se déroulait dans le hall de la mairie. A l’époque, les candidates devaient être françaises et âgées de 18 à 24 ans et habiter la commune depuis au moins un an.

    Je regrette sincèrement que de telles bonnes traditions se perdent ! Je regrette aussi, que lors des festivités communales et régionales de ce genre, on oublie toujours les messieurs ! Pourquoi il n’y a jamais d’élection d’un roi et ses pages ? C'est de la discrimination! Cela dit, je n’aurais même pas le droit de m’y inscrire : ni ma nationalité, ni mon âge correspondent aux critères… Flûte!


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    « On peut servir Dieu par l’oisiveté. Oui, par rien de plus que l’oisiveté », nous dit Luther.

    Dans ce cas, je mérite amplement ma place au ciel ! Il dit aussi que celui qui a inventé le brassage de la bière était une catastrophe pour l’Allemagne, ce qui est très contradictoire. Lors d’un voyage en Italie, Luther constate quelque peu surpris le snobisme des Italiens qui préfèrent la soie qui coûte six florins alors qu’en Allemagne on porte celle qui ne coûte qu’un florin. Evidemment, Luther désapprouve ces élégances latines, ces tentatives de ressembler à un dieu. L’homme était plutôt nihiliste et enseignait la sobriété, ce qui peut être assez snob de la part d’un milliardaire, mais ce n’est en rien anormal de la part  d’un moine. Il aurait applaudi tous ces faux apôtres qui prêchent la modestie de nos jours !

    Luther se montrait toutefois très satisfait de savoir que « beaucoup de rois, empereurs, princes et seigneurs » prêtaient volontairement leurs nobles oreilles à ses propos. Il se réjouit également d’apprendre que la position de son rival fut sérieusement « endommagée ». N’ambitionnerait-il pas – inconsciemment peut-être -  le trône et la tiare papaux ? Nous ne le serons probablement jamais, mais désormais il est prouvé qu’il était sensible à l’opinion aristocratique, qu’il s’en vantait, ce qui fait de lui un snob royal. Le snobisme n'est donc pas un pêché mortel? Ouff ! 


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    Selon une biographie de François Hollande, ses ancêtres étaient des gueux. Cette information est probablement véridique, mais elle nécessite quand même quelques explications historiques. Car il y a des gueux qui sont snobs, et d’autres qui ne le sont pas ! A l’origine, on appela Gueux les gentilshommes protestants néerlandais dirigés par Guillaume d’Orange (photo) qui s’opposaient à l’occupation espagnole de Philippe II (un souverain ultra-catholique), et qui réclamaient l'abolition de la gouvernante des Pays-Bas, Marguerite de Parme. Afin de ne pas affoler cette Duchesse, son conseiller, le baron Charles de Berlaymont, eut cette phrase célèbre : « Ce ne sont là que des Gueux ! ». C'est par provocation et par fierté (et sous la devise « pauvres jusqu'à la besace »),  que ces aristocrates se déguisèrent alors en mendiants au cours d’un banquet organisé dans un palais de Bruxelles (à l’époque la capitale des Pays-Bas). Cet understatement ultime fut mal compris par l’occupant : plusieurs comtes hollandais furent ensuite décapités sur la Grande Place et l’hôtel fut rasé par les soldats espagnols. Toutefois, la majorité des recrues gueux (nommés Gueux des Bois et Gueux des mers) étaient des roturiers, voire des aventuriers, des vagabonds ou des criminels. Néanmoins, leurs exploits et batailles amenèrent finalement l'indépendance de la République des Provinces-Unies, la partie nord des Pays-Bas. Apparemment, selon ce biographe, certains gueux prirent donc la fuite et s’établirent en France. 





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