• La princesse autrichienne Pauline von Metternich entra dans l’Histoire grâce à ses salons parisiens littéraires, les plus fameux du Second Empire et copiés par toute l’aristocratie européenne, où elle reçut les grands artistes de son époque tels Alexandre Dumas et Franz Liszt. Elle était également amie de Napoléon III et de son épouse Eugénie, auxquels elle fit connaître les talents de Richard Wagner et du grand couturier anglais, Charles Frederick Worth. 

    De retour à Vienne, elle se chargea volontairement de la Cour de l’impératrice Elisabeth, qui détestait toute mondanité, et qui, selon Pauline, n’avait pas assez de prestige, puisqu’elle appartenait à une branche plutôt insignifiante de la maison royale bavaroise. Ainsi, Pauline prit en main l’organisation des fêtes et réceptions au château de Schönbrunn et l’introduction des nouvelles modes vestimentaires en Autriche. En France, l’impératrice Eugénie dictait la mode, mais à la capitale autrichienne, c’était Pauline ! Elisabeth la laissait faire, mais se moquait toutefois ouvertement de cette princesse qui se maquillait, à son goût, beaucoup trop. Pauline reprit également ses activités de teneuse de salon avec la haute noblesse autrichienne du moment, mais y convoqua également des représentants de la « Zweite Gesellsschaft » (la « deuxième société »), des commerçants et fonctionnaires fraîchement anoblis tels les membres de la maison Rothschild. Certaines valeurs semblaient déjà en perdition !

    Et le pire était encore à venir ! D’ailleurs, quelque temps après, lorsque Pauline voyage pour la première fois en train sans dame de compagnie, et un voyageur avec qui elle partage le compartiment lui demande poliment, si la fumée de son cigare la dérange, la princesse répond : « Je ne sais pas, parce que jusqu’à aujourd’hui, personne n’a jamais osé fumer en ma présence…. » 





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