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Jazz snobs

J'ai l'honneur d’annoncer le nouveau livre de mon ami  Matthieu Thibault intitulé Bitches Brew ou le jazz psychédélique, consacré à l'album éponyme de Miles Davis, paru le mois dernier chez l'éditeur Le Mot et le Reste.

Lecture obligatoire donc pour tout snob à jazz* qui se respecte : le livre présente les nouvelles influences électriques rock et funk sur Miles Davis à la fin des années soixante, son approche du studio d'enregistrement comme laboratoire expérimental et le rôle essentiel du producteur Teo Macero dans la réussite de cet album quasi mythique.

La page de l'éditeur :

http://atheles.org/lemotetlereste/formes/bitchesbrewoulejazzpsychedelique/index.html

 *= Le snob-appeal du jazz réside surtout dans ses origines anti-conformistes, rebelles et blasées. Il évoque des ambiances de caves enfumées dans le quartier de Saint-Germain-des-Près, de night-clubs sinistres et louches de Manhattan ou encore le bar du Ritz. Le jazz est une musique sélective, le contraire de la musique dite « populaire ». Toutefois, le jazz peut être bobo, mais à l’instar du snob avéré, il doit surtout être anti-bourgeois !  Nonobstant, le jazz est classé dans la catégorie de la musique classique, celle qui nécessite un peu de culture, d’éducation et surtout d’oreille. En snobisme, c’est un art musical appartenant au snobisme intellectuel, comme l’opéra ou un certain folklore distingué (plus snob :  world music). Voilà pourquoi Duke Ellington à l’heure du cocktail ou quand on dîne est snob, tandis que des artistes « populeux » comme Lady Gaga et André Rieu sont des snobisme-killers par excellence. 

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