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    Kosmopolis – Interkulturelle Zeitschrift aus Berlin

    Anonymus/Anonyma

    "In der Ära der Hypervisibilität des Individuums im Internet und der von Politikern und Technokraten vorangetriebenen absoluten Transparenz des Einzelnen scheint es an der Zeit, endlich einmal wieder das hohe Lied der Anonymität zu singen. Meisterwerke von "Anonymus" oder "Anonyma" zierten über Jahrhunderte Stundenbücher, Klostermauern, Palastwände und Bücher in Bibliotheken. Das Anonyme unserer Zeit brachte weniger Kunstvolles, manchmal sogar Erschreckendes hervor, wie es das Gedicht der Literaturnobelpreisträgerin 2009, Herta Müller, oder die Nachbetrachtung Olga Sawadowskajas zum stalinistischen Regime belegen, wo Künstler und Intellektuelle ihres Namens, ihres Werkes oder sogar ihres Lebens beraubt wurden. Aktuelle Nischenerzeugnisse des Anonymen sind zum Beispiel die "anonyme Empfängnis" oder alberne Gerüchte von "anonymer Feder" über sogenannte "Celebrities" im Internet."

    Aus dem Inhalt:

    Antonius Moonen (Paris): "Lob (eines Snobs) auf die Anonymität". 

    Herta Müller, Literaturnobelpreisträgerin 2009: "...aber niemand soll ihren Namen sagen"

    Olga Sawadowskaja: "Staatlicher Diebstahl - Die erzwungene Anonymität des Schöpfers in der UdSSR"

    Ursula Daus: "Anonyme Empfängnis - von tibetischen Legenden zu globalen Samenbanken"

    Ronald Daus: "Horror vor dem Unbenannten - Übergestülpte Ortsnamen von Afrika bis Asien und Amerika"

    Luis Pulido Ritter: "In Chinatown - New Yorker Impressionen"



    Erscheinungsdatum : Juni 2010

    Buchformat : 17 x 22,5 cm

    Seitenanzahl : 80

    Abbildungen : 20

    Preis : 10,- € 

     


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    Antonius Moonen explique le snobisme à l’occasion des 50 ans de la mort de Boris Vian.

    « Nous sommes tous le snob de quelqu’un »

    Recueilli par Karine Papillaud 

    « Je suis snob, encore plus snob que tout à l’heure », chantait Boris Vian en 1954. Cinquante ans après sa mort, le snobisme reste une valeur intemporelle, même en temps de crise. Antonius Moonen, l’un des spécialistes du sujet en Europe, fait le point sur cette attitude indémodable.

    A quoi reconnaît-on un snob ?

    Antonius Moonen : Nous sommes tous des snobs. Nous connaissons tous des snobs et nous sommes tous le snob de quelqu’un. Le snobisme se nourrit de nos envies, très humaines et saines, d’être unique et de vouloir grimper dans l’échelle sociale. 

    Un snob porte-t-il une Rolex à 50 ans ?

    Porter une Rolex révèle, à tout âge, d’un snobisme « primaire ». C’est fréquent chez le nouveau riche qui a besoin d’accessoires pour confirmer son statut.

    C’est quoi, la journée type d’un snob ?

    Il n’y a pas de journée type d’un snob. Le vrai snob a horreur de choses prévisibles. L’essentiel est de goûter aux choses exceptionnelles, de fréquenter des gens hors du commun, de ne pas se contenter d’un ersatz.

    Paris est-il aussi fièrement snob qu’à l’époque de Vian ?

    Non. Les Parisiens sont devenus un peu trop conservateurs. On voit toujours apparaître les mêmes noms d’artistes (Starck), de restaurants (Costes), de décorateurs (Garcia). Il n’y a que peu de place pour des nouveautés.  Or, pour bien fonctionner, le snobisme a besoin de changements, sinon il perd sa frivolité et son humour. Quand il stagne, il devient pédant. C’est le travers du parisianisme.

    Le snobisme est-il une contre-culture ?

    Il peut l’être. Le snobisme « illuminé » du dandy était surtout une manifestation contre l’uniformisation et la culture de la masse. Par ailleurs, l’anti-snobisme et l’underground se transforment fréquemment en un réel snobisme.

    Où part le snob en vacances : à Saint Trop’ ou dans l’Arctique ?

    Les pôles, loin d’être des endroits mondains, correspondent mieux aux « nouveaux » luxes, comme l’espace, le silence et la simplicité. Au demeurant, certains snobs préfèrent rester à la maison quand tout le monde s’apprête à partir… 

     


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    REVUE DE PRESSE (extrait*)

    "Rien ne doit être négligé, jusque et surtout dans le détail le plus anodin : pas d’autre moyen dès lors que se livrer corps et âme à cette marotte. D’où l’intérêt de ce précieux bréviaire que le snob en herbe n’aura qu’à suivre point par point." Lire

    "Lisez vite ce faux bréviaire. Méchant, drôle, cruel, c’est un vrai manuel pour ceux qui sont fatigués de leur costume de citoyen politiquement correct." L’Hémicycle (magazine du Sénat)

    "Un livre aussi horripilant que drôle et léger sur le snobisme par un connaisseur." Côté culture (France-Inter) par Vincent Josse

    "Son livre était le livre le plus volé du Salon du Livre à Francfort. Les gens semblaient avoir honte d’acheter ce genre de livres. Pourtant le snob en tant que précurseur est indispensable pour notre économie et notre culture, et sa finesse doit nous sauver de la consommation de masse." De Financieel-Economische Tijd, hebdomadaire belge.

    "Ce bréviaire nous rappelle que lorsqu’on enlève tout ce qui est frivole ou pas vraiment nécessaire à notre vie, il ne reste finalement que peu de raisons pour continuer à vivre." Caras, magazine portugais.

    "Afin de pouvoir écrire cette petite encyclopédie, Anton Moonen a subtilement mélangé plusieurs sortes de snobisme. Et celui qui pense répondre par des pirouettes et espère devenir snob par-dessus la jambe, se trompe!" Trouw, quotidien néerlandais.

    "Snober au lieu de bouder est la devise de ce nouveau millénium. Ce manuel amusant est formidablement complété avec des anecdotes, des excursions historiques, des listes noires, des recettes raffinées, des conseils pour la garde-robe, la cave, le chien, etc. !" Metropol, quotidien suisse.

    "Un livre drôle et – c’est assez rare pour qu’on le souligne -, à la présentation particulièrement soignée." Patricia Martin, France-Inter.

    "En effet, l’auteur a raison : le snobisme est universel et présent dans chaque milieu social." Pernambuco, quotidien brésilien.

    "Un livre à lire et à relire." Franz-Oliver Giesbert, Le Gai Savoir.

    "Enfin un bréviaire qui nous guide à travers le snobisme ! Son éditeur allemand commit un horrible faux-pas en lui offrant un verre de mousseux local (!) au lieu d’un véritable champagne. L’auteur se contenta d’une eau minérale (ce qui aggravait considérablement le malaise de son hôte) en s’excusant : ‘Rien est souvent mieux que de l’ersatz.’ Grâce à son humour irrésistible il est très clair qu’Anton Moonen est prédestiné à bien plus supérieur que seulement être snob: être dandy." Vogue Deutsch

    "Anton Moonen veut apprendre aux Allemands comment ils peuvent devenir blasé et comment combattre leur avarice. C’est une bonne et noble initiative. Mais pourquoi ce livre est-il apparu en format ‘poche’, alors que l’auteur proclame à maintes reprises qu’il faut éviter ces éditions-là ? Il doit être pervers !" Dresdner Neueste Nachrichten, quotidien allemand

    "Un des livres les plus amusants de cet automne. Il rend les langues pointues davantage pointues et nous préserve de la fausse modestie." Gerhard Obermüller, directeur marketing d’Amadeus, groupe de librairies autrichiennes.

    "Petit sommet de prose judicieusement précieuse, contre-manuel de savoir-vivre, son opus aborde avec l’exacte désinvolture requise tous les territoires de l’indispensable." Les Inrockuptibles.

    "L’auteur me semble un peu un ayatollah du snobisme." Sibillah della Gherardesca, comtesse italienne et écrivain de livres d’étiquette.

    "Bien écrit et très amusant: on y aborde le snobisme comme une contre-culture, comme la seule autodéfense possible dans une époque de reality show. Ce livre est une bénédiction!" Velvet, magazine italien.

    * = y compris de ses adaptations et traductions portugaise (Pequeno Breviario do Snobismo), hollandaise (Kleine Encyclopedie van het Snobisme), allemande (Die Welt der Snobs) et italienne (Manuale dello Snob)

     

     

     


  • Effectivement, j’ai cru remarquer que les personnes considérées comme « in » (surtout dans les milieux artistiques, agences publicitaires, etc.) tapotent toutes sur un Mac et qu’elles snobent les utilisateurs de PC. Il est vrai que le snobisme n’est souvent  qu’une vulgaire affaire de prix, mais il y a aussi le stylisme et l’apparence, qui jouent un rôle très important dans les valeurs snobs. Mon astuce : demandez à l’agence Andrée Putman ou à Jacques Garcia de customiser votre appareil PC. 

    Et Google SNOB, c’est pour bientôt ?

    J’ai signalé ce besoin urgent, il y a quelques années déjà, mais la société Google ne m’a jamais répondu. Pourtant cette demande me paraît très justifiée, considérant la présence d’une quantité élevée  de sites et blogs vraiment peu recommandables et qui augmente chaque minute ! Je me vois d’ailleurs parfaitement dans le rôle du directeur d’une telle structure. Et j’aurais probablement besoin d’une armée d’assistants pour le tri et la censure! J’adore ça, avoir des assistants !

    Chercher son partenaire sur le net, est-ce snob ?

    Justement ! Personne ne semble s’y intéresser, non plus ! En économie, cela s’appelle une lacune du marché ! Les Catholiques, les politiques, les célibataires avec enfants, les ruraux, les gourmets: tout ce beau monde possède un site où trouver son âme sœur. Comme si le snob n’avait pas de vie sentimentale !  Bien entendu, vous pouvez toujours tenter votre chance sur des sites de rencontres spécialisés dans certains genres de snobs, comme il en existe pour les VIP, les écolos ou les chiens avec pedigree. Il y a tant de différentes variétés de snobismes dans ce monde. Personnellement je trouve, que ce sera vraiment dommage de ne pas faire leur connaissance (et plus si affinités) et de s’en priver. Directeur d’un « Snob-Love.com » ? Est-ce que j’aurais des assistants ? 

     


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    "La princesse Alice de Bade, qui ne souhaitait point souffrir d'amour, lançait avec irritation, à propos du drame de Mayerling: "L'amour? Allons donc! Laissons cela aux pauvres!"


  • "Vous avez la mine d'un trappiste, dit-il à Julien, vous outrez le principe de la gravité que je vous ai donné à Londres. L'air triste ne peut être de bon ton; c'est l'air ennuyé qu'il faut. Si vous êtes triste, c'est donc quelque chose qui vous manque, quelque chose qui ne vous a pas réussi. C'est montrer soi inférieur. Etes-vous ennuyé, au contraire, c'est ce qui essayé vainement de vous plaire qui est inférieur. Comprenez donc, mon cher, combien la méprise est grave." 

    (explication du prince Korasoff à Julien Sorel qui a confondu l'air triste et l'air ennuyé.)


  • Ingrédients (pour 4 personnes): 20 fleurs d'acacia, du champagne , 100 g de sucre, 250 g de farine, 5 g de sel, 2 blancs d'oeuf, eau, 2 cuillerées de beurre (préalablement ramolli), huile. 

    Puisque c'est la saison: Cueillez et choisissez des grappes de fleurs saines (et non sur les bords d'une autoroute!), ou faites-les importer. Posez-les sur un plat, ajoutez 75 g de sucre et arrosez richement de champagne. Laissez mariner 30 minutes. Préparez la pâte. Juste avant de servir, trempez les grappes dans la pâte et faites frire dans une huile inodore. Saupoudrez avec le sucre restant.  

     


  • Ingrédients (pour 4 personnes): 4 brioches à tête pure beurre, 5 cl de Porto, 150 gr de foie gras, poivre.

    Retirez le chapeau des brioches. Evidez sans percer la croûte. Prenez la mie et arrosez-la de Porto. Coupez le foie en petits dès que vous mélangerez à la mie. Garnissez les brioches. Remettez les chapeaux en place, poivrez et passez deux minutes au four à 140°. Parfait comme entrée chaude. 


  • As an expert on snobbery, you get asked the most fascinating questions. Recently, one aspirant enquired whether there are snob diseases. Absolutely! Take degeneracy, a trait often associated with the more conservative forms of snobbism, especially when it can be put down to centuries of genealogy or a tendency to marry close relatives (to keep the money in the family). To enhance the snob-appeal of a product or a event, at one time the label "decadent" would be added as a synonym for an almost perverse excess of pleasure and luxury. But I say: beware of such terms! The word "decadence" dates from the Renaissance. Only in retrospect was it applied to the Romans, either to sully or to enhance their reputation. They had no idea at the time that they were being "decadent". As with eccentricity, deliberate decadence in any form is a fake decadence! 

    Then there's the question of vocabulary. A "slight migraine" sounds far better than a "splitting headache". Some conditions are simply more elegant than others. In England, equestrian events have always been very popular and snobbish. Hence the fact that the ailment your doctor calls haemorrhoids used to be regarded as a status symbol there, because it denoted a life spent in the saddle. These days, of course, the cause is more likely to be sitting, day after day, in an very cheap office chair or in front of your television. By the same token, heart diseases have traditionally been associated with trade and commerce: business activities are far beneath the dignaty of any superior snob. 

    On the other hand: certain nervous conditions are still to be suffered with pride. For obvious reasons, members of the jetset society need more frequent breaks from their frenetic lifestyle than do ordinary people. The masses have it easy, whereas the first sign of varicose veins or water on the knee can spell social disaster for any lady or gentleman of a certain standing. If fate does deal such a cruel blow, consider only those physicians, retreats, sanatoria and clinics with the longest waiting lists. Anywhere too accessible is simply not snobbish enough. Not that you will have to wait, of course: your important connections will help you jump the queue. Alas, the days of taking the waters in a dramatic fin de siècle style  are long gone. Even Baden-Baden, San Pellegrino and Budapest have succumbed to populism. My last authentic cure was in Aix-les-Bains, where I was prescient enough to take rooms outside the établissement. After all, six days drinking nothing but water - no to mention the regulation pilgrimage to the necropolis of the House of Savoy, last resting place of more than forty (!) princes - is enough to depress the most cheerful of souls. It goes without saying that I wouldn't even consider Switzerland now, because you never know who you might meet. Most likely some American pseudocelebrity who's been turned away by the Betty Ford Clinic! 

    But why detox anyway? Addiction was once so chic. For whom did the privilege of pickling oneself in the fine claret, old single malt and vintage champagne used to be reserved? For the élite. And since when have they started to produce the most disgusting imitations of these drinks? Since the masses acquired a taste for them. Another example. Who traditionally frequented the casinos and the races? Only the élite. So when did the government decide it had to control gambling? When ordinary people wanted a flutter. So it is with narcotics, too. Who used to smoke and snort and shoot up to their heart's content? Only the élite. And when were these pleasures banned? I rest my case. There are no greater threats to snobbism than democracy and the people. That is why I've given up taking cures. Since I read in a French travel guide that the princes of Hanover and the Danish royal family used to take, each year, some fresh air on the Frisian islands (because it's rich in iodine, apparently), I spent every summer a week on the island of Texel. Fortunately, I have family there, so you could never mistake me for some mere tourist. You can't be too careful." 


  • Ingrédients (1 personne): 2 cl de rhum blanc, 2 cl de triple sec (Cointreau, Grand Marnier), 2 cl de liqueur de cacao brun.

    Remplissez de glace la flûte qui recevra le cocktail et votre shaker de glace pilée. Versez les ingrédients dans le shaker, ôtez les glaçons du verre qui devrait être à température, secouez et versez le contenu du shaker dans votre verre. Vous pouvez remplacer le Cointreau par du jus d'orange frais ou un mélange orange-citron. Décorez d'une tranche d'orange "découpée avec style".

    Merci à www.1001cocktails.com