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    Je suis un de ces snobs qui ne peut empêcher son snobisme. Par exemple : je cherche une datcha et où est-ce que je la trouve ? Out of all places : dans un village qui s’appelle Bois-le-Roi (avec trois fleurs de lys dans son blason !), connu pour ses « Affolantes » (villas du début du XXème siècle dont l’extravagance est devenue emblématique pour le village) et jadis visité par Louis XVI et son épouse afin d’y inaugurer un des premiers champs de courses de France (je rappelle que selon feu mon ami et collègue le Duc de Bedford tout ce qui touche au cheval est « snob » d’office).

    Même si je ne voulais pas en être, en combattant mon snobisme cruellement avec toute mon énergie, je serais snob. Mais pourquoi s’en priver, surtout s’il est naturel et inné, de cette providence, de cette carapace contre la dégradation et la disgrâce ?

    Je suis un snob spontané, affranchi et bien dans sa peau.  Spero invidiam ! Gravement !

    Singulièrement vôtre,

    anton@snoblissime.com

     


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    Enquête snob : Christophe Bormans, psychanalyste et auteur http://psychanalyste-paris.com

     

    Etes-vous plutôt un snob « positif » (24h/24) ou plutôt un snob « relatif » (à certaines occasions, si oui lesquelles) ?

    C.B. : Snob relatif, lorsque j'ai la haine. Le snobisme est une forme de sublimation de la haine de l'autre, cela me paraît évident.

    Est-ce qu’on vous a déjà qualifié de snob ? Comment avez-vous réagi ?

    C.B. : Je n'ai pas de souvenir très précis mais ça a dû arriver certainement... je n'ai pas dû y prêter plus d'attention que cela... bref j'ai snobé ce qualificatif ;) 

    Quel est le snobisme que vous supportez le moins ? Quel genre de snobs vous évitez ?

    C.B. : J'évite les Snobs hipsters, je n'aime pas toutes ces expositions de barbes et de poils.

    Quel snobisme vous pratiquez régulièrement ?   

    C.B. : J'aime assez le snobisme du quartier et celui de la petite adresse.

     Qui est selon vous le personnage le plus snob de notre Histoire ?

    C.B. : Oscar Wilde.

    A combien estimez-vous le pourcentage de vos amis qui sont snobs ?

    C.B. : 0,1 %

    C’est quoi pour vous le « comble » du snobisme ?

    C.B. : Savoir parfois être plouc est le comble du snobisme.

     Quel est votre « petit » snobisme à vous ?

    C.B. : Celui du quartier indéniablement. J'ai horreur de sortir de mon quartier. Je trouve que c'est d'un abaissement !...


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    Questionnaire snob Isabelle Crampes :  Fondatrice de Www.detoujours.com (site à la source du style, vêtements originaux venu du sport de métiers ou de traditions, source d'inspiration de la mode) et  de Nostre, art for corporate (organisation d’événements culturels pour entreprises).

     

    Etes-vous snob ?

    I.C. : Oui j’avoue, j’ai mes snobismes.

    Si oui, plutôt une snobe « positive » (24h/24) ou plutôt une snobe « relative » (à certaines occasions, si oui lesquelles) ?

    I.C. : 24h sur 24 : Positive.

    Est-ce qu’on vous a déjà qualifié de snob ? Comment avez-vous réagi ?

    I.C. : Non car mon snobisme a cela de snob qu’il a la politesse d’être indétectable, quand ça ne me va pas, j’essaye de disparaitre avec grâce.

    Quel est le snobisme que vous supportez le moins ?

    I.C. : Le snobisme primaire, qui s’attache plus à la forme qu’au fond. Même si ajouter la grâce de la forme à la valeur du fond est un summum.

    Quel genre de snobs vous évitez ?

    I.C. : Les snobs sans esprit, qui manquent d’autodérision, les snobs non transgressifs.

    Quel snobisme vous pratiquez régulièrement ?

    I.C. : Le snobisme musical, même si mon spectre est large.

    Qui est selon vous le personnage le plus snob de notre Histoire (mort ou vivant) ?

    I.C. : Edouard VII.

    A combien estimez-vous le pourcentage de vos amis qui sont snobs ?

    I.C. : 20%, pour respecter la règle du 80/20 qui régit tout système, et parce que  nous avons horreur d’être majoritaires, afin de jouir pleinement de notre originalité exclusive par contraste.

    C’est quoi pour vous le « comble » du snobisme ?

    I.C. : Répondre à ce genre de questionnaire.

    Quel est votre « petit » snobisme à vous ?

    I.C. : Etre triste à crever dès qu’une de mes habitudes de toujours devient à la mode.



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    "Bien sûr, les balades restent très réglementées et il n’est pas question de déranger les habitants de la banquise à l’équilibre fragile. Les pays nordiques, aux infrastructures hôtelières nettement plus développées, sont aussi une alternative pour profiter d’un cadre similaire sans dormir dans des conditions spartiates. Motoneige, raquettes, traîneau, toutes les activités du Grand Nord peuvent se pratiquer, mais avec l’assurance de bénéficier d’un lit moelleux, une aubaine pour les courbaturés ! Plus marketés et très à la mode, les hôtels de glace répondent, eux, à une demande insolite des non-aventuriers… diront les mauvaises langues !

    Alors, pour éviter les fautes de goût, la petite bible mondaine d’Antonius Moonen, Snob Extrême, est à se procurer absolument avant de partir. Elle distille des conseils judicieux pour rester hype aux pôles : destinations, habillement, alimentation… Vous risquez d’être surpris, car les plus grands snobismes ne se trouvent pas toujours dans les quatre étoiles !"

    (Le Figaro)


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    Des chercheurs de l’université de Reading en Angleterre viennent de démontrer que le champagne freine nos pertes de mémoire dues à l’âge. Ainsi 3 coupes par semaine nous protègent non seulement de la maladie d’Alzheimer, mais permettent également une meilleure concentration et sont donc fortement recommandées pour celles et ceux qui préparent et révisent leurs examens.

    Question : N’est-ce pas un peu étrange que ce soit une université britannique qui a fait cette découverte capitale et non celle de Reims Champagne-Ardenne qui se vante pourtant d’être une des meilleurs en matière de santé et de faire des recherches dans le domaine du vieillissement ?

    Apparemment les chercheurs rémois ne boivent pas assez…. 


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    Questionnaire snob Hannah’ Cohen Silberman, Etudiante en art et autoportraitiste.

     

    Etes-vous snob ? Si oui, plutôt une snob « positive » (24h/24) ou plutôt une snob « relative » (à certaines occasions, si oui lesquelles) ?

    H.C.S. : Plutôt positive!

     

    Est-ce qu’on vous a déjà qualifié de snob ? Comment avez-vous réagi ?

    H.C.S. : Oui, de nombreuses fois, mes proches eux mêmes le disent. Je n’ai pas mal réagi, j’assume parfaitement mon snobisme!

     

    Quel est le snobisme que vous supportez le moins ? Quel genre de snobs vous évitez ?

    H.C.S. : Je crois que je ne supporte pas trop le “snobisme intellectuel”, mais paradoxalement, je le pratique parfois, à fortiori si j’ai affaire à ce genre de personnes. J’évite les fashion snobs.

     

    Quel snobisme vous pratiquez régulièrement?

    H.C.S. : Intellectuel et littéraire!

     

    Qui est selon vous le personnage le plus snob de notre Histoire (mort ou vivant) ?

    H.C.S. : Nicolas Bedos, sans aucune hésitation!

     

    A combien estimez-vous le pourcentage de vos amis qui sont snobs ?

    H.C.S. : 60%, je pense! 

     

    C’est quoi pour vous le « comble » du snobisme ?

    H.C.S. : "Faire du ch'val tous les matins". 

     

    Quel est votre « petit » snobisme à vous ? 

    H.C.S. : Le cinéma Rohmérien. 

     


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    Mon livre est « cultissime »  dans le roman de Fabrice Louis, Le Fou de Proust (27ème épisode):

    http://lefoudeproust.fr/2014/02/le-fou-de-proust-vingt-septieme-episode/

    « Pendant ce temps, Nadine de Rothschild se trouvait dans une librairie de la rue du général Leclerc pour y signer son livre Les Bonnes Manières. Elle, qui s’appelait Jeannette et était devenue baronne par son mariage, se sentait en banlieue comme un poisson dans l’eau.

    Une autre librairie de la même rue avait eu la même idée en faisant venir Anton Moonen, auteur du cultissime Petit Bréviaire du snobisme. Son discours trouvait un écho favorable chez ceux qui se disaient des réprouvés : « Le snobisme est une contre-culture, à rapprocher de l’underground, du punk, du décalé. Provocation, protestation, c’est un art de vivre pour sortir du troupeau et toujours être une exception. »


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    Pourquoi ce groupe s'appelle The Snobs ? Eh bien, c'est après avoir lu mon Petit Bréviaire du Snobisme que ce duo a choisi ce nom 

    "The Snobs are gifted sonic architects, creators of evocative universes that are passionate and organized, burning and haunted, intelligent and downright mischievous. All three songs have a tremendous beauty, a richness that can be explored over and over again." (Florence Wetzel dans All About Jazz).

    http://www.thesnobs.fr


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    Cher Anton,

    Je lis toujours tes posts avec grand plaisir, c’est pourquoi j’ai songé à t’envoyer cette entrevue snob, accordée récemment au journal Le Monde sur le sujet de l’éthique et de l’esthétique. 

    L’article est d’Une inutilité sublime. 

    http://lemotetlachose.blog.lemonde.fr/tag/rene-villemure-esthetique/

    À très vite!

    René