• Snobismes naturels

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Tout snob a en horreur les ersatz et les imitations, les bibelots et autres produits fabriqués en masse (en des matières pas nobles !) pour une foule insipide, qui arrivent – de surcroit en container - de pays tels la Chine. Tout le monde sait que ces industries-là sont des plus polluantes et que leurs articles créent des tonnes de déchets.  Car ce n’est pas le gaspillage pratiqué par encore quelques nouveaux riches et « arrivés » mais la consommation inutile des souches populaires de notre peuple qui pose problème.  

    De nos jours le snobisme bio est – certes - en chute : légumes et autres denrées issus de culture biologique sont désormais en vente dans les grandes surfaces, ces temples de la consommation stupide et collective, du lavage du cerveau et de la pollution visuelle. Or la bataille des plus dandys parmi les snobs a toujours été une bataille contre la laideur, qu’elle soit matérielle ou humaine.

    Snobisme et écologisme sont donc fortement compatibles.  Et  Karl Lagerfeld, roi des snobs et créateur d’un manteau fait d’un une soixantaine de zibelines d’un mètre de long dont chaque poil a été recouvert d’argent et qui vaut un peu plus qu’un million de dollars ? L’utilisation de la fourrure reste effectivement un sujet délicat. Certes, il aurait pu épiler quelques cochons d’Inde de Jardiland ou sa chatte chérie. L’art a toujours demandé quelque sacrifice. Enfin, encore une bonne chose que cette pelisse soit si couteuse : je ne pense vraiment pas – considérant le changement climatique, la crise et la chaleur déjà épouvantable qu’il fait chez les émirs arabes – que Sa Majesté en vendra beaucoup.

    Snobisme oblige, me diriez-vous.


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    Interview snob avec moi-même

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Etes-vous snob ? Si oui, plutôt un snob « positif » (24h/24) ou plutôt un snob « relatif » (à certaines occasions, si oui lesquelles) ?

    Mon snobisme est toujours en veille.  Il me protège contre le mauvais goût, la production en masse, le « politiquement correct », la vulgarité, la qualité médiocre, la morosité, les imitations hideuses. C’est ma manière de montrer mon indignation à la société qui subit sottement. Mon snobisme est plutôt « intello » que matérialiste bien que je ne condamne aucunement ce dernier, disons que je tente de le maîtriser, de négliger (parfois même de maltraiter) l’objet dit de luxe afin qu’il ne prenne le dessus.  C’est mon coté punk. La discrétion et la sobriété, voire un blasement et un orgueil naturels, sont des snobismes réservés aux meilleurs. Toutefois, je trouve le snobisme m’as-tu-vu très amusant à observer.

    Est-ce qu’on vous a déjà qualifié de snob ? Comment avez-vous réagi ?

    Oui, très souvent. J’ai peur que mon mutisme soit souvent interprété comme du dédain.  Puis les gens se disent : tiens, ce type écrit des livres sur le snobisme, donc il doit être snob. Alors que vous pouvez écrire autant de biographies d’Elisabeth II que vous voulez sans être un monarque vous-même; autant de livres sur la vie des Papous sans appartenir à leur tribu ; autant de romans policiers sans avoir pratiqué le métier de serial killer ou de détective vous-même.  Soit ! Comment voulez-vous que je réagisse ?! Je remercie pour le compliment !

    Quel est le snobisme que vous supportez le moins ? Quel genre de snobs vous évitez ?

    J’avais du mal avec les snobs anti-gluten et les snobs bio: heureusement ils sont en voie de disparition. La popularité tue le snobisme.  Puis les snobs à macarons sont bien plus drôles comme  tous les autres snobismes qui me font sourire. Le but de chaque snobisme est de procurer un sentiment « noble » et d’unicité à celui qui le pratique, et ce serait pervers et cruel de critiquer et blâmer de telles initiatives par les temps qui courent.   

    Quel snobisme vous pratiquez régulièrement ?

    Je les pratique tous. N’étant pas Français je ne m’ose pas trop dans les snobismes culinaires (comme le snobisme du foie-gras) et le snobisme du vin et celui du champagne. Mais aux Pays-Bas je rattrape les occasions manquées. Je ne suis pas un snob à cigares, ça c’est sûr. Je crois que mon préféré reste le snobisme de la petite adresse. Celui que je regrette le plus est le name dropping car je n’ai pas une grande faculté de me souvenir des noms.

    Qui est selon vous le personnage le plus snob de notre Histoire (mort ou vivant) ?

    Il est forcément dandy, un snob spirituel. Son snobisme doit être « naturel », sans effort. Mais cela limite le choix (masculin) et la réponse serait très cliché. Or les femmes sont plus snobs que les hommes. Sont-elles, de ce fait, plus intelligentes ? Disons que l’homme moyen est plus sensible au sex-appeal. Vous en tirez vos conclusions. Pour satisfaire mon snobisme littéraire je dirais Virginia Woolf à cause de sa conférence « Am I a Snob ? » Avouer son snobisme reste encore très courageux dans certaines cultures.

    A combien estimez-vous le pourcentage de vos amis qui sont snobs ?

    100%. Mais mon chien les bat tous !

    C’est quoi pour vous le « comble » du snobisme ?                                 

    Que la France redevienne une monarchie ou (mieux) un empire.

    Quel est votre « petit » snobisme à vous ?

    Ne pas être snob à certains moments. Ou – tout au moins - le feindre… 


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    Empires snobs

    Enfin ! Voici la première enquête snob de cette rentrée ! Et pas avec n’importe qui ! Valérie Santarelli est la fondatrice et la créatrice d’un concept-store vraiment pas comme les autres ! Depuis 2006 avec sa marque ajaccienne EMPIRES elle revisite le style empire à travers les accessoires de mode et les arts décoratifs. http://www.empires.fr

     

    Etes-vous snob ? Si oui, plutôt « positif » (24h/24) ou plutôt « relatif » (à certaines occasions, si oui lesquelles) ?

    V.S. : Je ne souffre d’aucun snobisme mais deviens moi même très, très snob dès que je me retrouve en face de ploucs snobs !

     

    Est-ce qu’on vous a déjà qualifié de snob ? Comment avez-vous réagi ?

    V.S. : C'est l'histoire de ma vie! Petite déjà, ceux qui ne me connaissaient pas me traitaient de snob... à cause de mon pédigrée.... Quand ils se rendaient compte que je ne l'étais pas comme ils l'entendaient, alors je pouvais me laisser aller au pire des snobismes: faire croire que je ne l'étais pas !

     

    Quel est le snobisme que vous supportez le moins ? Quel genre de snobs vous évitez ? 

    V.S. : Les ploucs snobs !

     

    Quel snobisme vous pratiquez régulièrement ?

    V.S. : Je suis beaucoup trop snob pour me plier aux tendances... Fussent-elles snobs!

     

    Qui est selon vous le personnage le plus snob de notre Histoire (mort ou vivant) ? 

    V.S. : Moi/vous, mais ils ne le savent pas encore, ils le diront après ma/votre mort…

     

    A combien estimez-vous le pourcentage de vos amis qui sont snobs ?

    V.S. : Tous! Mais aucun ne l'est vraiment comparé à moi/vous…

     

    C’est quoi pour vous le « comble » du snobisme ?

    V.S. : Je ne vois vraiment pas de quoi vous parlez ? No limit !!!

     

    Quel est votre « petit » snobisme à vous ?

    V.S. : Continuer à avancer masquée.... à cause de mon pédigrée surement !


  • Stress snob

     

     

     

     

     

     

     

     

    Alors que Luther pointe sa gueule aux oreilles parfaites (il a déjà, le pauvre, à son jeune âge, une demande pour une saillie, mais c'est ce que je trouve ravissant et très vieille aristocratie) demain, c'est seulement maintenant que je trouve l'équipement nécessaire pour faire face à ses indélicatesses de chiot. Le magasin Royal Broom à L.A.! Sans aucun doute le magasin le plus snob dans son genre.... Ouf, j'ai eu très chaud....

    http://www.royalbroom.com/downloadable/Royal_Catalog.pdf


  • Un must absolu pour tous les snobs à vélo ! Par Moniker Cycle Horns.  

    Bike Snobs


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    Métallurgiste snob

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Moscou, août 1987. Je viens de me faire relâcher.  La hautement sotte Madame Gorbatchev a décidé : désormais les magasins d’alcool ne seront ouverts que de 17h à 18h30. Puisque les queues y sont des plus longues de l’Histoire soviétique et qu’on s’y énerve très vite,  la clientèle alignée est surveillée par une douzaine de miliciens. J’étais, moi-même,  tout à fait serein : encore un peu nébuleux d’une fête la veille avec quelque intelligentsia délicieusement dissidente, puis dans la file depuis 15h30, depuis plus d’une heure, donc physiquement très affaibli. Soudainement deux miliciens me sortent de la file et me demandent de retourner "bistro" à mon usine pour la simple raison que, selon eux, j’étais vêtu  d’un ensemble de travailleur dans la métallurgie. Or je portais un ensemble en lin noir japonais de Yamamoto…  

    Il a fallu plus d’une heure de discussion et l’intervention de quelques amis au KGB pour qu’ils me rendent ma liberté. J’aurais pu terminer dans  un goulag ou au sein d’une famille adoptive dans la zone industrielle de Mourmansk. Ma vie aurait pu se terminer en pur Zola !  Imaginez !

    J’ai même pris la peine d’écrire une lettre considérablement désagréable; il y a de quoi ! Mais ce couturier indolent ne m’a jamais répondu. Même pas un simple « excusez-moi » ou chèque-cadeau pour un séjour luxueux à Tokyo.  J’étais naïf. Un bon avocat l’aurait déshabillé…


  • Politique snob

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    "Il y a dans le processus démocratique et dans son fonctionnement un absent. Dans la politique française, cet absent est la figure du Roi, dont je pense fondamentalement que le peuple français n'a pas voulu la mort. La Terreur a creusé un vide émotionnel, imaginaire, collectif : le Roi n'est plus là ! On a essayé ensuite de réinvestir ce vide, d'y placer d'autres figures : ce sont les moments napoléonien et gaulliste, notamment. Le reste du temps, la démocratie française ne remplit pas l'espace. On le voit bien avec l'interrogation permanente sur la figure présidentielle, qui vaut depuis le départ du général de Gaulle. Après lui, la normalisation de la figure présidentielle a réinstallé un siège vide au cœur de la vie politique. Pourtant, ce qu'on attend du président de la République, c'est qu'il occupe cette fonction. Tout s'est construit sur ce malentendu."  

     

    Ce aurait pu être moi (faisant référence à mes recherches sur le comportement « snob » de vos présidents), mais c’est Emmanuel Macron, Ministre de l’Economie (ex-banquier d’affaires chez les Rothschild), qui s’exprime ainsi dans quelques pensées « philosophiques » publiées par L’Express.

    Selon moi, vous survivez mémorablement et merveilleusement à votre mélancolie… En tant qu’expert en la matière, je vous assure qu’en snobisme le peuple français reste irréfutable et invincible. Vos snobismes révolutionnaire et conservateur sont uniques en leur genre. Toutefois je vous prêterais bien mon Guillaume-Alexandre et sa reine (en vous signalant préalablement afin de vous éviter une affreuse déception : une roturière...) pour un moment.

    Non merci, je ne veux rien en échange…

     


  • Et voici les armoiries de Luther de La Montée Blanche !

    Chiens snobs bis

     


  • Et voici Luther de La Montée Blanche, le futur Dalaï-Lama des Braques ariégeois ! 

    Chiens snobs


  • Youpi ! Mes Queen Fabiola sont en fleurs ! 

    Jardin snob