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    "L'effet cocktail party" (aussi connu comme l'attention sélective) est le phénomène de pouvoir focaliser son attention auditive sur un stimulus particulier tout en dédaignant les autres stimuli, de la même façon qu'une personne invitée à un cocktail ou une soirée peut se concentrer sur une seule conversation, même dans un environnement bruyant. On appelle un stimulus tout ce qui est de nature à produire une excitation chez un organisme vivant, comme un son par exemple, une image, une source de chaleur ou le snob-appeal. L’effet « cocktail party » nous permet donc d’être attentifs à une seule voix et de négliger les autres. Toutefois, il peut aussi décrire un phénomène semblable qui nous permet de détecter  immédiatement des mots importants prononcés par notre voisinage, comme notre nom par exemple, celui d’une personne importante ou une affaire qui nous intéresse particulièrement. 

    À ne pas confondre avec "le syndrome du banquet". Celui-ci est plutôt d’ordre physiologique. Il se manifeste lorsqu’une personne a du mal à entendre au milieu d’une cohue, alors que normalement, en petit comité, cette personne entend très normalement. Pour votre gouverne : jadis, au Moyen-Age, lors d’un banquet, on dressait une table d’honneur sur une estrade, au fond de la salle, réservée au seigneur et ses proches, loin du grouillement. Les personnes souffrant de ce symptôme n’ont donc plus qu’à remettre en vigueur cette bonne coutume.  


  • Je prétends souvent être aussi blasé que la lunette des toilettes d'Elisabeth II.... La voici! 


  • Indéniablement : en matière de revêtement de sol, un tapis volant est le comble du snobisme. Mais, fâcheusement, un tel moyen de transport est plutôt rarissime  tandis qu’Ikea propose des carpettes et descentes de lits hideuses en grande quantité ! Le monde est mal fait ! Toutefois j’ai récemment découvert un tapis ultra snob, avec une boussole intégrée indiquant inlassablement la direction de la Mecque ! Pourri de chic ! Très pratique également si vous souhaitez faire quelques emplettes à Zürich ou à Milan, car – à vol d’oiseau – vous passez forcément par ces destinations-là. Pour Dubaï : mieux vaut emprunter un vol régulier (en première classe bien sûr) ou votre jet (ou celui d'un ami-émir du cru), car les tempêtes sont parfois très fortes dans les desserts.  


  • "Je porte des caleçons en soie, les plus chers du monde, personne ne le sait, c'est ça le vrai luxe." (Guy Marchand).

    Pour les adeptes du slip snob, consultez mes articles du 16 juillet 2011 et du 11 février 2010. 


  • Vous aimez valser ou danser le tango avec votre toutou et vous souhaitez vous perfectionner ? Alors, allez dare-dare sur le site de www.france-agility.com


  • Pour votre gouverne: cet article ne traite pas la déchéance de Ségolène Royal ! Il s’adresse plutôt à vous, chers lecteurs, las des momies traditionnelles. Cet été, je vous suggère de visiter la Bavière où un grand nombre d’églises, de monastères et de basiliques exposent leurs squelettes des martyres. Certains se tiennent debout, d’autres sont allongés élégamment sur des coussins richement brodés, mais tous sont surchargés de perles et de marquises, de poissardes et de broches, de couronnes ou de diadèmes, de brillants, de rubis, de saphirs, de vêtements parés de fil d’or et de fil d’argent, de résille de chenille, de passementeries ou de plumes.  Notre sélection (établie avec l’aide précieuse de mon ami conseiller culturel de Sa Sainteté): le Musée de la culture monastique près de Ravensburg, la basilique de Waldsassen (pourri de chic) et le monastère de Fürstenfeld près de Munich.

    Pour organiser votre séjour, adressez-vous au service culturel de l’Ambassade Allemande ou à votre consulat sur place. Pour l’achat d’un reliquaire, on s’adresse aux antiquaires voisins. 

    Photo: Sandales portées par Saint Gratianus. 


  • Les jeans de Cécile Duflot font grincer les dents conservatrices et le bonheur des journalistes à la quête de faits divers. Elle est ridicule, cette polémique! Voici de quoi clouer le bec à cette bourgeoisie ringarde. Voici ce qu’en pensait un grand snob devant l’Eternel, Serge Gainsbourg :

    « Pour moi, le jean représente la décontraction, la nonchalance, la désinvolture. L’élégance quoi ! Quand je vais chez Maxim’s, je mets un costume Saint-Laurent avec une chemise en jean. »


  • Bien sûr si vous êtes Française ou Français, vous êtes libre d’utiliser « Liberté, égalité, fraternité » à votre guise. Cependant, cette devise prouvera que vous êtes sérieusement en manque d’inspiration. Puis, restez vigilants, car ces mots évoquent également un certain penchant pour l’uniformité, la similitude et la monotonie : des choses plutôt considérées comme des anti-snobismes.  Mais c’est néanmoins une devise parfaite pour les quelques rares communistes de salon qui subsistent. Tenez bons, chers amis, même si monsieur Sarkozy utilise parfois bêtement le terme fâcheux ‘gauche-bobo’ à votre égard. Parce que, à l’instar du snob, vous haïssez les bourgeois.

    Dans la devise « Travail, famille, patrie » il y également des mots  qui sont source de beaucoup de stress. Admettons que « Dieu protège le roi ! ou « Un roi, une foi, une loi » sonnent plus élégants et d’avantage réactionnaires. Car il est des familles où le rappel du nom dans la devise tourne au calembour, des devises pas drôles, pas très aristocratiques du tout ! « S’ils te mordent, mords-les » conviendrait parfaitement à un pedigree de lévriers russes (cependant, c’est la devise de la ville de Morlaix !) Généralement, à l’origine des devises, on trouve un aïeul qui s’est illustré au cours d’un fait d’armes héroïque.  Comme « Mon sang tient les bannières de France » des ancêtres du vicomte de Chateaubriand. Personnellement, je vous conseille quelque chose de moins ambitieux. La devise de Louis XI était « Qui s’y frotte s’y pique », accompagnée un fagot d’épines : ça a le mérite d’être clair et franc. Ce roi se moquait totalement d’être aimé, comme chaque grand souverain, il préférait être craint. Sa devise de secours était « Qui ne sait dissimuler ne sait régner. »

    Le nec plus ultra, la plus snob de toutes, est évidemment « Nec Pluribus Impar » ; devise accompagnée d’un soleil dardant sur une mappemonde, parfaite pour un roi qui se prit pour un soleil. Littéralement, décodé cela veut dire : « non inégal à plusieurs », c’est-à-dire « au-dessus de tout », « égal à plusieurs » ou encore « je suffis à plusieurs mondes ». Louvois prétendait que cette devise signifiait : « Seul contre tous ». Voltaire nous apprend qu’elle avait été inventée par un « antiquaire », qui était alors selon le philosophe « un homme de grand savoir et qui s’est fait une réputation dans l’art de composer des devises. » Ma foi, ce métier m’irait fort bien.

    Imaginez l’allure folle de vos bristols, le chic absolu de vos cartes de visite, de votre curriculum vitae, de votre site embellis par une petite réflexion de ma propre imagination! Absolument snoblissime !

    Le coût de mon intervention ? Cessez donc de me demander cela à chaque fois que je vous propose mes services ! Comme d’habitude ce sera ruineux, extrêmement ruineux !

    Pour mémoire : Spero invidiam est déjà pris!


  • Même si vous n’avez pas un blason, ce qui arrive fâcheusement même aux meilleurs snobs parmi nous, il vous faut une devise. C’est la moindre des choses et de surcroît un snobisme gratuit : toutes les bonnes familles en avaient une, parfois même plusieurs. Dans l’aristocratie, la devise et les armoiries étaient entièrement associées à l’orgueil et à l’honneur familial. Elles servaient surtout à souligner et à signaler à l’adversaire ou à faire savoir au bas peuple qu’on avait de l’esprit et du courage. Dans le style « Mars lui-même ne m’arrêtera pas ! » du Grec antique Étéocle, bien qu’il faut rappeler que la culture et les devises grecques soient momentanément dépossédées de leurs allures.

    La détermination et l’orgueil étaient essentiels aux chevaliers du Moyen Âge, coincés dans leurs armures toutes semblables, ce qui explique pourquoi ces nobles cavaliers prirent soin de travailler leur image, leurs slogans, leurs couleurs, afin d’être reconnus au premier coup d’œil. C’était du branding avant l’heure.

    La devise est un must absolu si vous voulez vous donner quelques prestiges héraldiques. Commençons par un petit peu de snobisme du vocabulaire. L’adjectif « héraldique » vient du mot de héraut, qui désignait l’homme chargé de proclamer des messages au nom de son seigneur. Le mot blason, on dit qu’il vient soit de l’allemand blasen, « sonner du cor », soit de l’anglais blaser, « crieur public » (du verbe to blase, « publier »). Les deux origines sont absolument compatibles : le héraut, comme le crieur public, sonnait du cor pour réclamer le silence avant la lecture de son communiqué. Quant au verbe français blaser, le dictionnaire du cru mentionne « user par l’alcool » à la fin du XVIe,  et le  fait venir du néerlandais blasen ou « gonfler » : « atténuer les sensations, les émotions par abus. » Or la traduction française proposée et la définition sont restreintes et vagues. Quel est exactement le rôle de l’alcool ? Et si son rôle est démontré :  combien de Moët & Chandon faut-il pour atteindre ce blasement qui nous semble si pur et candide ? Et surtout : peut-on l'aborder sans grossir  et sans nous miner? Voilà des questions auxquelles ces dictionnaires ne répondent pas. D’ailleurs, aujourd’hui le verbe néerlandais « blazen » (maintenant avec un « z ») signifie plutôt « souffler ». Comme un souffleur de verre par exemple ou un sonneur de cor. Les nobles d’autrefois avaient d'ailleurs des centaines de  jingles différents, un pour chaque action (on sonnait le cerf, le sanglier, l'arrivée d’une célébrité royale, la descente de cheval, la fin d’un jeu, le dîner, etc.). C’était ultra snob ! Ainsi, à mon humble avis : le blasement et le blason ont probablement les mêmes origines étymologiques. Quant au dosage d’alcool nécessaire pour  accéder au blasement, évidemment, je suppose qu’il change selon chaque individu et qu’il dépend aussi de la personnalité de chacun, et de son goût. 

    « Je m’en fous! »  était la devise très snob et blasée de Courteline, qu’il modifia par la suite en une formule métaphysique : « Et puis après ! » En général, une devise doit être assez courte; en Latin, c'est certes fort snob, mais n'oubliez pas que vous êtes probablement, comme nous le sommes tous, entouré d'incultes, donc faites de sorte qu'une traduction circule sur le net. 


  • Cette nouvelle manie qui consiste à baptiser ses enfants avec des noms imaginés est vraiment dégradante. Tous ces pauvres enfants, victimes de la sottise païenne de leurs parents, alors que le calendrier du Vatican est tellement plus snob ! Regardez ce que j’ai trouvé dans « L’abrégé des vies des pères, des martyres et des autres principaux saints » , Tome IV, écrit par Alban Butler (un prêtre anglais du XVIII siècle chargé e.a. de l’éducation du comte de Shrewsbury et du duc de Norfolk) et traduit, en 1802, par un chanoine de Saint Honoré de Paris. Je me suis amusé à faire une liste de tous les saints ayant des origines aristocratiques. Notez qu’il s’agit ici uniquement du Tome IV, c’est-à-dire les saints et saintes qui se fêtent en octobre, novembre et décembre. Grosso modo, seulement 1 saint sur 3 est roturier, les autres sont tous issus de familles aisées et nobles. Bizarre? Plutôt snobisme oblige, je dirais !

    Saint Remi  avait des « parents illustres par leur noblesse et leurs richesses » ;
    Saint-François d’Assise  avait des parents « d’une famille distinguée » ;
    Saint-Placide était  issu « d’une des plus illustres familles de Rome » ;
    Saint Bruno était issu « d’une famille noble et ancienne de Cologne » ;
    Sainte Brigitte était « la fille d’un prince royal de Suède et d’une princesse goth » ;
    Saint François de Borgia : « son père était Duc d’Espagne, et sa mère fille du roi d’Aragon» ;
    Saint Andronic était originaire  « d’une des principales familles d’Ephèse » ;
    Saint Edouard le Confesseur était également « Roi d’Angleterre » ;
    Sainte Thérèse (Carmélites Déchaussées)  avait des « parents distingués par leur naissance » ;
    Saint Gal  sortait « d’une famille noble » ;
    Sainte Hedwige ou Sainte Avoye était également « Duchesse de Pologne » ;
    Saint Pierre d’Alcantara : « sa mère sortait d’une famille noble et son père était magistrat» ;
    Saint Artème était « un officier, ce qu’on appelait duc ou général d’Egypte » ;
    Sainte Ursule était  «une  princesse bretonne » ;
    Saint Frumence était « en quelque sorte le premier-ministre du roi en Abyssinie » ;
    Saint Marcel le Centurion, centurion mais malheureusement nous ne connaissons pas son grade ;
    Saint Quentin « descendait d’une famille sénatorienne » ;
    Saint Malachie était «d’une famille illustre ; d’une naissance distinguée » ;
    Saint Hubert  sortait « d’une famille noble d’Aquitaine » ;
    Saint Charles  Borromée était « d’une haute naissance » ;
    Sainte Bathilde était aussi « l’épouse du roi Clovis II » ;
    Sainte Bertille était « issue d’une illustre famille du Soissonnais » ;
    Saint Leonard était également « seigneur français à la cour de Clovis I » ;
    Saint Nil était « d’une naissance illustre » ;
    Saint Stanislas Kostka était « fils du sénateur de Pologne et petit-fils du palatin de Mazovie » ;
    Sainte Gertrude  était « issue d’une famille illustre » ;
    Sainte Melchtilde était »issue d’une famille illustre » ;
    Saint Euchner était  « sorti d’une famille illustre » ;
    Saint Grégoire était « issu d’une des plus riches et des plus illustres familles d’Auvergne » ;
    Saint Alphée était « issu d’une famille distinguée » ;
    Sainte Elisabeth d’Hongrie était « fille du roi d’Hongrie et petite fille du duc de Carinthie » ;
    Saint Félix de Valois était "de naissance distinguée et possédait des biens considérables » ;
    Saint Edmond était « roi d’Angleterre » ;
    Sainte Cécile était « issue d’une famille noble » ;
    Saint Amphiloque  « sortait d’une famille noble de Cappadoce » ;
    Sainte Catherine était « née de sang royal » ;
    Saint Basle   « sortait d’une famille riche et noble du Limousin » ;
    Saint Maxime «  foula aux pieds les avantages de la naissance » ;
    Saint Etienne le Jeune avait « des parents riches » ;
    Saint Eloi avait « des parents riches » ;
    Sainte Bibiane dont « son père était chevalier romain » ;
    Saint François Xavier était « né d’une vieille famille noble » ;
    Saint Ambroise était « le fils d’un préfet du prétoire » ;
    Sainte Léocadie était « de haute condition » ;
    Sainte Eulalie était « issue d’une des meilleures familles d’Espagne » ;
    Sainte Lucie « sortait d’une famille noble et riche de la ville de Syracuse » ;
    Saint Eusèbe  était « issu d’une famille noble de Sardaigne » ;
    Saint Adon sortait « d’une des familles les plus riches et nobles du Gâtinais » ;
    Sainte Olympiade était issue « d ‘une famille illustre et opulente » ;
    Sainte Thrasille était la « fille du sénateur Gordien » ;
    Sainte Emilienne était également « fille du sénateur Gordien » ;
    Noël : naissance de Jésus dont les parents Sainte Marie et Saint Joseph sont « tous deux issus du sang du saint roi David »
    Saint Thomas de Cantorbéry dont le père était « gentilhomme à Londres » et sa mère probablement fille d’un émir sarrasin.
     

    Pour en savoir davantage, lisez ou relisez mes chroniques « Le snobisme divin 1 » du 3 juin 2010 et « Le snobisme divin 2 » du 7 juin 2010.





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