• Merveilleux texte qui n’a besoin d’aucun commentaire de ma part (c'est du pain bénit) !

    http://www.ethique.net/index.php/fr/conversation/item/etre-ou-ne-paraitre.html

     

    Pour éviter de répondre à des centaines de mails de snobs de la patine (je vous adore, mais j’ai mieux à faire) sur la photo:  une paire de miroirs rococo ; Italie, milieu du XVIIIème siècle ; en bois mouluré, sculpté et doré, la glace trilobée à décor rocaille de feuillages ; vendue chez Christie’s il y a quelques années (Sale 3542). Et non, je ne connais pas le nom de l’acquisiteur. 


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    Birgitte Bønding est artiste lyrique à l’Opéra de Bruxelles.

    Etes-vous snob ? Si oui, occasionnellement ou plutôt non-stop ?

    B.B. : Je suis d’origine danoise et comme tout le monde le sait, les Danois sont le peuple le plus heureux et le plus merveilleux de cette planète. Or je réclame mon « droit de naissance» (« birthright » : droit impresciptible !) d’être snob et cela 24h/24 !

    Est-ce qu’on vous a déjà traité de snobe ?

    B.B. : Mon titre de « snobe supérieure » est auto-proclamé et je le porte avec une fierté plutôt modeste.

    Est-ce qu’il y a des snobs que vous évitez ?

    B.B. : Pour une snobe danoise, toutes les expressions ostentatrices de richesse sont à éviter, mais quand je porte mon diadème en strass avec des perles en plastiques: je suis la Reine! Tout comme j'ai adoré mes premières sandales dorées que j’ai eu pour le bal de clôture quand j'avais six ans, avec lesquelles je voulais dormir... En conséquence, la vie comme snobe danoise est une bataille constante entre le puritanisme et la Reine en strass, et c'est peut-être pour ça que je me suis exilée il y a presque 20 ans…

    Quels sont les snobismes que vous chérissez ?

    B.B. : Mes snobismes préférés sont: les bières trappistes (vive la Belgique!), les champagnes (vive la France!), les parfums (Numéro 5 comme pièce de référence/résistance), ma bouillie matinale de flocons d'avoine (havregrød) relevée avec du gingembre, de la cannelle et des morceaux de grenade (vive mes racines jutlandaises!), Brahms, Strauss, Wagner (vive Allemagne!), Mahler (vive l’Autriche), une Jaguar avec des sièges en cuir rouge (vive la GB!) et surtout et toujours Venise, spaghetti alle vongole, Verdi (vive Italie!)

    Qui était pour vous le personnage le plus snob de notre Histoire ? 

    B.B. : La merveilleuse Marie-Antoinette, un exemple à suivre...sauf peut-être vers la fin…

    Combien de vos amis sont snobs ?

    B.B. Aucune idée. Un vrai snob ne devrait pas se préoccuper du degré de snobisme chez les autres.

    C’est quoi pour vous le comble du snobisme ?

    B.B. : Répondre à ce questionnaire, et de surcroit : en français!!

    C’est quoi votre « petit » snobisme à vous ?

    BB. : Me promener dans mon jardin magnifique, le Parc Josaphat (vive Schaerbeek!!)


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    Comme chaque être humain – et moi peut-être davantage à cause de ma thématique: sorte de déformation professionnelle – j’ai besoin d’être valorisé. Par exemple lors de mes conférences à l’Université Erasme de Rotterdam ou chez Cartier International à Paris, lorsque les organisatrices m’avouaient qu’elles n’avaient que rarement vu leurs salles aussi remplies. Ou le moment où mon éditeur allemand m’annonce que mon bréviaire était le livre le plus volé de son stand à la Buchmesse de Francfort. Cela prouve qu’ils en avaient un grand besoin, mais tellement aussi la honte, qu’ils étaient prêts à commettre un délit. Commettre un crime pour me lire ! Forcément, cela vous pose un auteur. Ou encore cette vieille comtesse italienne, concurrente de notre Nadine de Rothschild (mais d’une noblesse beaucoup plus ancienne, ndlr), qui m’a proclamé Ayatollah des Snobs. Daphné Bürki me « kiffe » et m'appelle le "Roi" des Snobs faisant ainsi de l'ombre à Karl Lagerfeld (j'espère qu'il me pardonne!) qui vend mes ouvrages (chez Hermès vous les trouvez aussi, ndlr), Natacha Amal lit des passages de mon bréviaire au Festival d’Avignon, en Allemagne mes essais voisinent des véritables Prix Nobel ! Et j’en passe car le name dropping n’est pas mon snobisme préféré. 

    Or aujourd’hui, ayant besoin de quelque aventure nouvelle, je suis à la recherche de nouveaux défis tout en restant fidèle à ma spécialité. Je suis le seul au monde (well, somebody has to do the dirty job !), alors pourquoi changer, n’est-ce pas ? Alors, si vous pensez que tel ou tel éditeur, rédacteur en chef ou directeur de la communication n’est pas insensible au snobisme (une personne à leur niveau ne devrait pas l'être en tout cas), merci de bien vouloir me les présenter. Outre l’avantage que je sois seul dans mon domaine (ce qui est un gagne-temps énorme car cela évite beaucoup de paparasserie et de recherche comme les études de prix, les demandes de devis, les négociations), le snobisme est planétaire et touche absolument à tout (économie, culture, politique, mode, arts). Le comprendre est un atout pour chaque entreprise, car le snob, en dépit de sa réputation prétententieuse parfois attitrée injustement, est très souvent un précurseur de nouvelles tendances et modes. C'est sans aucun doute un snob qui a découvert le vintage, le design, la Nouvelle Vague, l'expressionisme, le cubisme, le dadaïsme, le champagne, le bio et que sais-je. Connaître ses pensées et ses mouvements peut être utile à maintes fins! N'oubliez pas mes livres car (après avoir écrit des guides pour les snobs aux Pôles, les chiens et enfants snobs) j'ai l'agréable sensation de pouvoir tout faire en matière de déclinaison. Les gens adorent lire des livres dans lesquels ils se reconnaissent. Car tout le monde est snob.


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    Interview snob de Valérie Pineau-Valencienne, directrice artistique de la boutique YOK (LE concept-store préféré de la rédaction au 19, boulevard Jean-Jaurès, 92100 Boulogne), auteure et blogueuse. 

     

    Etes-vous snob ?

    V.P.V. : Je suis la plus terrible des snobs : celle qui snobe la méchanceté… 

     

    Est-ce qu’on vous a déjà qualifié de snob ? Comment avez-vous réagi ? 

    V.P.V. : On ne m’a jamais qualifiée de snob ; c‘est un scandale !

     

    Quel est le snobisme que vous supportez le moins ? Quel genre de snobs vous évitez ?  

    V.P.V. : Les bio-snobs : ma gourmandise les fuit. 

     

    Quel snobisme vous pratiquez régulièrement ? 

    V.P.V. : Je pratique régulièrement le snobisme de ne rien vouloir faire comme les autres.

     

    Qui est selon vous le personnage le plus snob de notre Histoire (mort ou vivant) ?

    V.P.V. : Karl Lagerfeld. 

     

    A combien estimez-vous le pourcentage de vos amis qui sont snobs ?

    V.P.V. : Ils le sont tous !

     

    C’est quoi pour vous le « comble » du snobisme ? 

    V.P.V. : Mépriser l’apparence. 

     

    Quel est votre « petit » snobisme à vous ?

    V.P.V. : Idolâtrer Elvis, comme feue Deborah Mitford*.

     

    * également connue comme Duchesse de Devonshire, femme de lettres britannique : d’ailleurs, son nom d’auteur en français (l’éditeur Payot étant snob) est Deborah Devonshire. 


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    Maître Anne BORMANS, avocat en Droit des Affaires et Propriété intellectuelle, inscrit aux Barreaux de Paris (bureaux Place Saint-Sulpice !) et de Bruxelles (dans un quartier également très huppé), ayant une clientèle de créateurs et d’entrepreneurs européens  (Paris, Bruxelles, Londres, Berlin) et intervenant pour des faits de concurrence déloyale et/ou de contrefaçon.

    1) Etes-vous snob ?

    AB : Oui! Plutôt une snob "positive" (24h/24): je dirais une snob "instinctive"... 

     

    2) Est-ce qu’on vous a déjà qualifié de snob ?

    A.B. : Oui !

     

    3) Comment avez-vous réagi ?

    A.B. : Je ne sais plus…

     

    4)  Quel est le snobisme que vous supportez le moins ? Quel genre de snobs vous évitez ?

    A.B. : Tous les snobismes « répertoriés »… donc bobos, bling-bling, snobs écolos ou bio, brand snobs, fashion victims…

     

    5) Quels snobismes vous pratiquez régulièrement ?  

    A.B. : Le snobisme intellectuel et le snobisme culinaire.

     

    6) Qui est selon vous le personnage le plus snob de notre Histoire (mort ou vivant) ?

    A.B. : Lacan était très snob. Aujourd’hui, Lagerfeld, malgré une notoriété de masse, reste une valeur sûre.

     

    7) Combien estimez-vous le pourcentage de vos amis qui sont snobs ?

    A.B. : Pff, infime…

     

    8) : C’est quoi pour vous le « comble » du snobisme ?

    A.B. : Dire des conneries avec des gens intelligents (c’est pas de moi, c’est de Wolinski je me suis reconnue, je viens de le lire;)).

     

    9) Quel est votre « petit » snobisme à vous ?

    A.B. : Ne rien faire… 


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    Voici une personne vraiment intéressante et intelligente à suivre ! 
     

    Je ne suis ni optimiste ni pessimiste, simplement exigeante et puis snob aussi car snober c'est vraiment un moteur formidable

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    René Villemure, éthicien et chasseur de tendances.

     

    Etes-vous snob ? Si oui, plutôt un snob « positif » (24h/24) ou plutôt un snob « relatif » (à certaines occasions) ? 

    RV : « Je suis snob 24/7, même lorsque je dors. Je suis un dormeur snob. »

    Est-ce qu’on vous a déjà qualifié de snob ? Comment avez-vous réagi ?

    RV : « Ai-je déjà été qualifié de snob ? Aujourd’hui ? Quelle question ! Bien sûr. Comme à chaque jour… Le snobisme est, avant tout, un état d’esprit.  Rien ne sert de le nier. Ainsi, être qualifié de snob c’est se faire dire que l’on a de l’esprit. En conséquence, le snobisme est un honneur pas un objet de honte. Le non-snob a tout son temps pour regarder les émissions de télé-réalités alors que le snob, lui, doit constamment réfléchir à des choses aussi important telle l’impact particulaire de l’usage du zeugme dans un argument. »

    Quel est le snobisme que vous supportez le moins ? Quel genre de snobs vous évitez ?

    RV : « Je ne supporte pas, et le mot est faible, l’arrivisme, cette espèce d’état du nouveau-riche qui s’extasie devant la fantaisie du moment simplement parce qu’une radio à la mode lui a dit de le faire. Ces arrivistes sont des esclaves. Ils se soumettent, volontairement, à une pensée qui n’est pas la leur.  Vous reconnaîtrez les arrivistes à leur immense collection de DVD et à l’absence la plus totale de livres et de bibliothèques dans leur environnement. »

    Quel snobisme vous pratiquez régulièrement ?

    RV : « Puisqu’il faut choisir, et il faudrait que cela reste entre nous, je confie un faible pour le snobisme d’esprit, mieux connu sous le nom de snobisme intellectuel. Non, mais, franchement, quelle conversation pourrait-on avoir avec une personne qui n’aurait pas lu « L’esthétique de la ponctuation » ? »

    Qui est selon vous le personnage le plus snob de notre Histoire ?

    RV : « Un seul choix est possible : Gianni Agnelli. Porter des bottes de travail avec un complet signé ? Snob! Les manches de ses chemises constamment relevées sur celles de sa veste ? Snob. Son panache en général ? Snobilisime ! »

    A combien estimez-vous le pourcentage de vos amis qui sont snobs ?

    RV : « Pas assez. Les snobs d’esprit sont trop rares. »

    C’est quoi pour vous le « comble » du snobisme ?

    RV : « Un repas sympathique, improvisé, dans un petit boui-boui, avec Anton Moonen, au cours duquel nous échangerons sur les tendances snob à l’international ! »

    Quel est votre « petit » snobisme à vous ?

    RV : « Faire du jardinage dans une tenue de ville signée Corneliani et chaussé de bottes de travail… »


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    Aristide von Bienefeldt, auteur.

    Etes-vous snob ? Si oui, plutôt un snob « positif » (24h/24) ou plutôt un snob « relatif » (à certaines occasions) ?

    AvB. : Personnellement je pense que je suis un snob « positif ». Je m’habille toujours en costume (couleur bleu nuit), même quand je vais chez le dentiste – il est beau et il prétend avoir lu « A la recherche du temps perdu » en version originale – et quand je vais au marché pour acheter des abricots et des panais.

    Est-ce qu’on vous a déjà qualifié de snob ?

    AvB : Oui, cela m’est arrivé. Un jour un ami m’a traité de snob lorsque je demandais à un vendeur de chaussures si c’était possible de fabriquer un certain modèle en plastique ou en toile. Etant « végane », je ne porte pas de matière animale.

    Quel est le snobisme que vous supportez le moins ?

    AvB : J’ai horreur des nouveaux riches, ce sont des pauvres d’esprit qui ne savent pas s’amuser et qui ont constamment besoin d’un publique pour se rassurer qu’ils sont bien vivants. Puis je n’aime pas les gens qui à chaque instant de la journée disent ‘j’adore’ et ceux qui m’invitent à venir ‘bouffer’ à la maison.

    Quel snobisme vous pratiquez régulièrement ?

    AvB : Je ne mange aucun produit animalier, on peut donc m’appeler un snob végane, je ne fréquente que les vieux quartiers, par exemple à Rotterdam j’évite le centre-ville – où tous les immeubles atroces de cette terre semblent se donner rendez-vous à 5 heures de l’après-midi – et je ne fume que du tabac de la marque Drum.

    Qui est selon vous le personnage le plus snob de notre Histoire ? 

    AvB : Richard Swiveller. Dans "The Old Curiosity Shop", ce personnage de Charles Dickens, est tellement endetté qu’il porte toujours un carnet sur lui dans lequel il note les noms des rues où il ne peut plus se montrer. Un jour, après avoir dîné avec un ami, il dit : « Avec ce repas, je ferme Long Acre ». Et en glissant son carnet dans sa poche, il poursuit : « Je pense que ce soir je vais fermer The Strand avec une paire de gants ».

    A combien estimez-vous le pourcentage de vos amis qui sont snobs ?

    AvB : Je ne fréquente que des snobs. 100% donc.

    C’est quoi pour vous le « comble » du snobisme ?

    AvB : Coller l’étiquette d’une grande marque de champagne sur une bouteille de vin mousseux, et l’offrir à des amis snobs lorsqu’ils vous invitent à diner. Je l’ai fait maintes fois. Succès garanti. 

    Quel est votre « petit » snobisme à vous ?

    AvB : Mon petit snobisme est en réalité un très grand snobisme. C’est mon nom. Von Bienefeldt, Aristide. Enchanté !